Natacha Tertone À la fin des années 90', Natacha Tertone s'entoure de quatre amis (dont 3 font déjà partie d'Unswabbed !) pour donner vie à ses idées musicales aussi pop que rafraichissantes, un album et une ribambelle de concerts remplissent 5 ans de bons et loyaux services et puis "un enchaînement d'événements personnels et musicaux : une série de drames personnels, des envies divergentes sur la direction artistique et notre maison de disque qui dépose le bilan ont eu raison de nous" comme nous le confie Bruno qui poursuit "On avait donc le sentiment de ne pas être allé au bout de l'histoire. Les années sont passées, nous avons tous fait d'autres projets et un hasard bienvenu nous a reconnectés l'année dernière. La suite est venue assez naturellement. On s'est dit qu'une deuxième saison de Natacha Tertone faisait partie de nos envies communes." C'est en duo qu'ils travaillent sur de nouveaux titres et révisent les anciens pour remettre les pieds sur scène. En attendant d'aller enregistrer leurs nouvelles compositions, ils ont fait remasteriser Le grand déballage, lui ont ajouté deux inédits pour les plateformes et le repressent en digipak. "On s'est dit qu'il était temps de ressortir cet album, qu'il soit enfin accessible au plus grand nombre. C'est aussi une manière de nous reconnecter à notre histoire musicale, de reprendre contact sur disque et sur scène avec nos morceaux et de reprendre l'aventure là où on l'avait laissée. Et puis, cela nous donne le prétexte d'en faire la promotion et de faire quelques dates de concerts.". Accédons donc à cette dizaine de titres qui n'ont pas pris une ride et sonnent toujours d'actualité.

Les compositions sont marquées par la voix de Natacha qui nous illumine avec des textes assez poétiques. Les ambiances varient d'une plage à l'autre, on peut être porté par un rythme très électronique ("Les occasions manquées") comme par la chaleur d'une guitare ("Oui, mais...") ou les sonorités de l'enfance ("C'est") voire même une fanfare ("Incident domestique"), à chaque début de morceau, c'est comme si on partait en voyage. Avec quelques chemins parfois accidentés comme ces expérimentations dissonantes sur "Déjà le temps" ou le trip oriental qui déboule en ghost track. Un chant comme ligne directrice d'un "album conçu comme un tout, rien n'est un hasard, l'ordre est pensé comme une histoire, chaque note est réfléchie...", Bruno, devenu guitariste dans la version 2024 va même plus loin : "à l'heure du "tout single", nous voulions affirmer notre attachement au concept d'album." Pas de single donc... Mais quand même quelques "hits", personnellement, je vote pour "Les cartes postales" s'il fallait extraire un seul morceau de ce passé pas si lointain...