Balducci - Le rnr est mort Quelle idée saugrenue de parler de deux bouquins différents dans un même papier ? Tout simplement car les deux ont en commun le Niçois Didier Balducci et sont sortis conjointement en septembre. Il a rédigé le premier, au titre évocateur et provocateur : Le rock'n'roll est mort..., et a répondu sans faux-semblant, aux questions de l'entretien mené par Sam Guillerand (Nasty Samy), qu'on ne présente, j'espère, plus ici, dans l'autre. Premier invité d'une nouvelle collection, Les derniers des Mohicans, on ne va pas se mentir, c'est un très bon client.

Balducci - Never give up Branleur auto-revendiqué, tout du moins allergique au travail et aux CDI, attendant le Saint Graal Revenu Minimum Vieillesse dans un précédent (excellent et hilarant) ouvrage, Toute une vie de labeur, il n'en est pas moins musicien (guitariste des Dum Dum Boys et autres combos), écrivain, et à la tête d'un label (Mono-Tone Records) et d'une maison d'édition (Mono-Tone Éditions). On a connu plus fainéant et moins occupé. Mais il est avant tout et surtout fan de Rock, avec un grand R, ça transpire dans toutes les pages. Celui viscéral, sauvage, urgent, qui fuzz, des Stooges, des Seeds, des New York Dolls, ... et il assiste donc à la décomposition de son cadavre. Statuant de fait que les 200 et quelques pages de ce Mag ne sont pas des arguments convaincants mais plutôt des cendres tièdes. On pourrait lui arguer une mauvaise foi patente ou la vieillesse aigrie d'un "c'était mieux avant" mais si l'on se pose froidement pour y réfléchir, quand on voit l'état actuel du monde du Rock, ses propos, toujours très pertinents font mouche et mal. Heureusement, le ton souvent caustique fait un peu mieux passer la pilule.

Deux livres complémentaires qui se lisent d'une traite. De notre côté, quoi qu'il en soit, on continuera à souffler sur les braises incandescentes. Never give up !