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Originaire d'Aschaffenburg en Allemagne, My Sleeping Karma est à l'origine un side-project du groupe The Great Escape, qui sort en 2006 un premier album éponyme par le biais d'Elektrohasch (Colour Haze). Fidèle aux labels de leurs débuts, les allemands enchaînent deux ans plus tard avec Satya puis Tri en 2010. En 2012, MSK passe à la vitesse supérieur et signe chez Napalm Records (Karma to Burn, Monster Magnet...) pour sortir Soma.

My Sleeping Karma / Chronique LP > Soma

My Sleeping Karma - Soma Chantres d'un space rock aux effluves stoner narcotiques et nappé de psychédélisme enfumé, My Sleeping Karma livre avec le très beau Soma un quatrième album studio qui l'élève ainsi comme le nouveau porte-étendard du genre : The next big thing de sa catégorie musicale. Une sphère plutôt à la mode par les temps qui courent mais au sein de laquelle, les Allemands ne figurent pas en tant que suiveurs selon la formule consacrée. Non pas qu'ils soient d'indéniables inventeurs ou qu'ils arrivent à révolutionner le genre à chaque opus, mais plutôt parce qu'ils savent mieux que personne, le rendre à la fois personnel, fascinant. et accessible.

Même quand des éléments prog' viennent s'immiscer au beau milieu de cette architecture sonore qui fait toute l'élégance de Soma, un disque livré dans un magnifique digisleeve à l'esthétique plutôt très soigné et sorti chez l'hyperactif Napalm Records (Karma to Burn, Monkey3). On se laisse porter par le propos des Allemands. Parce cet album qui fait voyager l'auditeur à travers des contrées psyché-stoner-space-rock dont le groupe est le guide pour mieux l'envoyer se promener sur "Pachyclada". Une épopée cosmique que le groupe met en place de manière à l'immerger dans une œuvre qui mêle ici post-stoner, rock psychédélique et musique progressive. Un court "Interlude" plus tard et voici que My Sleeping Karma alunit sur "Ephedra" où il va, rapidement, de nouveaux satelliser l'auditeur à coups de progressions stoner-prog de premier choix et d'atmosphères psychées hypnotiques.

Le principe est ici immuable, au terme de chaque nouvelle téléportation du groupe sur une nouvelle galaxie lointaine, très lointaine, MSK pose un interlude sur la platine histoire de laisser le temps à l'auditeur de reprendre un peu ses esprits avant la nouvelle plongée au sein de son univers musical. Lequel se révèle toujours plus riche et pénétrant lorsque le quartet délivre un "Eleusine coracana" à la puissance stoner-doom enfumé ou un "Saumya" aussi lancinant que transcendé par ses textures orientalisantes. Toujours exclusivement instrumental, Soma, prend tout son temps, quitte à ne pas s'épargner quelques longueurs inutiles, pour tisser sa toile post-stoner-prog psychédélique et de fait, emporter l'assistance dans un véritable maelström émotionnel ("Somalatha", "Psylocibe"), une transe musicale dans laquelle on aime s'abandonner, se perdre, entre les mains d'un My Sleeping Karma en pleine possession de ses moyens et maîtrise de son art.