MOPA @ Glazart 2011 MOPA @ Glazart 2011 Première surprise de la soirée, peu de gens se sont déplacés au Glazart (Paris) pour cette affiche de rock alternatif et metal hardcore. Avec MOPA, A Backward Glance On a Travel Road et Branson Hollis, on pouvait s'attendre à un bel accueil et pourtant. Lorsque Tristan, le pianiste, arrive sur scène, le public se resserre sans hâte devant la scène avant que Milka (chant) et Yohan ne le rejoignent sur le "Anchorage". Cravatés, vêtus de veste noires, le trio fait clairement penser à AaRON, à ceci près que la prestation live n'est pas aussi forte que celle dudit groupe. Milka dialogue avec le public, confiant qu'autrefois il ne parlait jamais entre les morceaux mais que c'est quand même plus sympathique finalement. Innovation majeure quand on a vu cinq fois le groupe en concert sans jamais aucune parole pour le public.
Sans le chant saturé, les compositions de ce set acoustique se font trop douces, sans vigueur. Alors que les cris prolongeaient les paroles de Milka, le chant transposé en clair nous donne l'impression d'entendre des paroles ralenties et privées de leur sève originelle. Il suffit de regarder le public pour voir que ce set ne fait pas son effet malgré les quatre morceaux suivants soit "After", "Amen", "My Girl" et "Red". Heureusement, MOPA est prévu pour un deuxième show (cette fois en saturé) après le passage de A Backward Glance On a Travel Road (connu pour être le side-project d'Hypno5e). Silencieux durant tout le concert, le quatuor imprégné de ce folk metal atmosphérique qui les caractérise, assure les transitions et enchaine sans piper mot, un choix artistique qui ne leur porte visiblement pas préjudice puisque le public les remercie par de solides applaudissements.
Le set saturé des My Own Private Alaska est a contrario du premier, très attendu par le public. Délestés de leurs costumes, les toulousains reprennent les choses en main avec "Amen" comme premier morceau. La sauvagerie brute explose de la voix de Milka, les rangs se resserrent et une demoiselle s'assit devant moi sur la scène pour s'imprégner de cette violence délivrée. A nouveau possédé, le batteur se met torse-nu et crie au milieu du morceau pour lui donner d'avantage d'ardeur. S'ensuivent "There will be no one, My girl", "After you" et "Just like you and I", morceaux qui donne des envies d'escapade à Milka. Descendu de scène, celui-ci continue d'hurler sa rage avant de terminer le show le micro accroché à une barre du plafond, en aboyant ses dernières complaintes, "So we'll be together, isolated, So you'll learn the word, isolate !  So we'll be together, isolated !. Bilan de la soirée : chers MOPA, on vous préfère en saturé et je crois que vous l'avez constaté par vous-même ce soir-là.