My Own Private Alaska aux 4 Ecluses (Dunkerque) My Own Private Alaska aux 4 Ecluses (Dunkerque) L'équipe des 4 Ecluses ne se démonte pas pour autant, ils offrent la soirée (et remboursent ceux qui avaient déjà leurs billets), invitent Soma à venir jouer avec les My Own Private Alaska qui sont bien là, les Toulousains ont pris l'avion, sont passés par la Belgique pour profiter des tarifs et n'ont pas leur matos mais sont sur scène un peu après 22h.
Tristan prend la parole pendant quelques minutes pour remercier tout le staff, expliquer que c'est leur dernière date, bavarder un peu avec le public (et oui, il a des cheveux rouge !), s'excuser auprès de ceux qui auraient aimé voir Kingdom et Klone, blague sur la neige et l'Alaska... et va prendre place derrière son synthé à cour. MiLKa s'assoit sur la gauche de la scène, Yoan est déjà derrière ses futs, le titre éponyme "Amen" est lâché, en quelques secondes l'air se tend, les respirations sont retenues, le public est soufflé par une telle puissance. Le son sur scène ne semble pas convenir au groupe qui demande des réglages avant "Anchorage" qu'ils jouent à 200% comme le précédent et le suivant. Le Roland de Tristan est sur des tréteaux assez instables, cela rend son jeu compliqué et a le don de l'énerver, le concert vire au punk option the Who alors qu'il termine "After you", la table de fortune se retrouve au sol, le siège vole lui aussi, c'est très rock n roll mais le set est interrompu, la malédiction se poursuit ? L'équipe des 4 Ecluses se démène alors pour installer une véritable table et après quelques minutes stressantes, le show reprend avec la reprise d'un classique du folk ricain popularisé par Nirvana : "Where did you sleep last night". Frissons, émotion et toujours cette tension qui ne quittera pas la salle même si Milka arrive à plaisanter entre les morceaux "on va jouer un titre de notre EP sorti en mars 72 qui s'appelle ... And justice for all. Debout, assis, au plus près de la batterie, jouant avec le micro, son épaule, il assure le spectacle, place des textes de Noir Désir comme de Black Eyed Peas dans ses chansons et semble habité par la musique jouée par ses comparses. Tristan est lui aussi très démonstratif, maltraitant son synthé, pianotant les yeux révulsés et vivant lui aussi complètement les notes et les rythmes. Des neufs titres d'Amen offerts ce soir, c'est "Just like you and I" qui m'a le plus retourné, grâce entre autre à son final totalement bluffant.