My Little Cheap Dictaphone - The smoke behind the sound Comme l'opéra-pop The tragic tale of a genius nous avait subjugués en 2011, MLCD avait du pain sur la planche pour écrire un album qui soit aussi classe et après plusieurs écoutes, il faut bien se rendre à l'évidence : on a affaire à l'un des groupes les plus talentueux de sa génération ! The smoke behind the sound, My Little Cheap Dictaphone part à la conquête de ce petit fumet derrière le son, les Belges visent les étoiles pour s'emparer d'une atmosphère, ce petit truc universel qui fait qu'on aime la et leur musique.

Pour garder du relief sans refaire un opéra, le groupe a fait appel à un producteur de renom à savoir Luuk Cox (Girls In Hawaii, Buscemi, Arsenal, ...) mais également à Manu Delcourt, ce dernier a rejoint les Liégeois pour les arrangements lors de l'enregistrement et n'est pas reparti, le quatuor est devenu quintet. Si la montée en puissance de "Fire" fait de ce titre un bon morceau pour ouvrir l'album, c'est avec "Change in my heart" que l'on constate au mieux les récents enrichissements : c'est une plage pop rock blindée d'arrangements stellaires emmenée par une basse bien charpentée qui n'est pas sans rappeller la qualité du You all look the same to me d'Archive qui nous emporte avec elle à la découverte du reste de l'opus. Les huit titres qui suivent jouent avec les rythmes et évitent la monotonie en étant marqué différemment les uns des autres. Si "Summer in the dark" et "Feather smile" sont tous deux très doux, ils apportent du liant à l'ensemble en étant intercalés au milieu des "You are not me" plutôt binaire et carré, "Bitter taste of life" très direct, "Out of the storm" ultra punchy et plus anglais dans l'approche ou encore le très nerveux "Hard to tame". Mais quelque soit leurs identités, tous ont ce petit supplément d'âme... Un arrangement, une mélodie, un son, il y a toujours quelque chose (une fumée ?) qui fait qu'on est accroché et qu'on reste dans l'univers de MLCD.

Excellent album, The smoke behind the sound a juste un petit défaut selon moi, il nous fait monter trop haut dés sa deuxième piste avec ce sublime "Change in my heart" que les Belges auraient peut-être pu garder pour la fin, histoire de nous quitter en apothéose... Comme quoi, quand on veut trouver des trucs à redire même face à une merveille, et bien on peut !