rock Rock > Mounties

Biographie > Police montée

Hawksley Workman, ça te dit quelque chose ? Depuis la fin des années 90, le canadien promène ses titres pop-rock à travers la planète et enquille les albums tout en trouvant le temps de produire d'autres artistes.
Hot Hot Heat, ça te dit quelque chose ? Depuis la fin des années 90, le groupe canadien a enregistré 4 albums et a tapé dans l'oreille de pas mal de gens qui ont récupéré leurs titres pour divers projets (films, séries TV, pubs...), le chanteur claviériste à l'origine du groupe s'appelle Steve Bays.
Age of Electric ou Limblifter, ça te dit quelque chose ? Moi non plus. Ce sont deux groupes canadiens qui ont comme dénominateur commun le guitariste Ryan Dahle qui, depuis les années 90, a vu plusieurs de ses riffs escalader les charts indés au pays de Caribou.

En 2009, lors des Juno Awards, sorte de Victoires de la Musique canadienne (Nickelback est alors groupe de l'année), ils se rencontrent, discutent, accrochent et en fin de soirée se disent que ce serait sympa de se retrouver pour composer des trucs ensemble.
Leurs emplois du temps respectifs étant chargés, ce n'est qu'en janvier 2013 qu'ils sortent un premier titre ("Headphones") pour prendre la température. Les voyants sont au vert alors le supertrio, qui se cache derrière le nom donné à la police montée (Mounties), enregistre Thrash rock legacy qui sort un an plus tard.

Mounties / Chronique LP > Thrash rock legacy

Mounties - Thrash rock legacy Avec une pop carrément décomplexée, le trio nous met rapidement la tête à l'envers, ça part un peu dans tous les sens avec un fourmillement d'idées, de voix, d'instruments aux sons plus colorés les uns que les autres, c'est un véritable feu d'artifice qui aligne les smileys dans la nuit. Bien entendu, certaines sonorités plairont moins à certains (enlève-moi le clavier de "Tokyo summer" et ça en fait mon titre préféré) mais dans l'ensemble, la grosse douzaine de titres a une capacité d'accroche assez phénoménale (exceptés les ovnis bidouillés "Edible cannibal" et "Late nights" plus abrupts). Ce n'est pas toujours des méga hits en puissance ("Hall & oates" ?) mais le talent des loustics pour écrire des mélodies ne s'est pas dilué au contact de leurs comparses.

Si on aurait pu craindre des soucis de rythme étant donné l'absence de batteur ou de bassiste "de formation", c'est tout l'inverse, il y a beaucoup d'énergie et les lignes de basse comme le jeu de la battante ne sont pas uniquement là pour jouer les métronomes ("Made up my mind"). Et quand les instruments organiques ne leur semblent pas suffisants, ils dopent les compositions en injectant de l'électro ("The twig & the tree", "Minimum effort").

Quand trois petits génies du rock canadien travaillent ensemble, ça donne quelque chose de pétillant, de brillant et même d'éclatant. L'avenir de Mounties est lié à l'emploi du temps de Hawksley Workman (le plus occupé des trois) et à l'envie du trio de continuer de jouer et vivre ensemble, mieux vaut donc en profiter tout de suite...