Mos Generator - Shadowlands Pour les Américains de Mos Generator, 2018 c'est 18 années d'existence. Pour fêter ça, rien de mieux que de sortir le successeur d'Abyssinia (2016). Paru en mai, ce nouvel album studio s'appelle Shadowlands. Autant dire qu'il ne faut pas s'attendre à naviguer en pleine lumière. L'artwork avec son fond couleur grotte et son dragon chauve-souris est encore là pour renforcer cette idée.

"Shadowlands" est directement percutante et rapide. Le doute n'est pas permis. Mos Generator souffle un vent fort. La voix rugueuse et nasillarde du chanteur survole le vacarme. "The destroyer" accélère encore et montre que la formation est particulièrement à l'aise sur du rock à gros riffs. "Stolen age" frise avec l'instrumental en offrant ses trois bonnes de minutes d'introduction au groove parfait. Le trio termine le morceau par un rock sans la moindre bavure. "Blasing concept" tarde au démarrage pour la bonne cause. C'est une montée crescendo en rapidité jusqu'à l'intervention du chanteur qui allume la mèche d'un morceau en permanente tension. Toujours en recherche d'accélération, la fin du morceau s'emballe encore. Pour terminer, "The wild & gentle dog" culmine avec ses 7 minutes 24 secondes. Après un début en ballade acoustique, Mos Generator plonge dans un instrumental sombre et hypnotisant. Le son perd de sa structure au fur et à mesure et le guitariste lance quelques belles performances qui permettent le contraste avec un fond musical plus lourd.

Shadowlands finit comme il a commencé : dans la tempête. Rien de très nouveau sous le soleil dans ce nouvel album. Cela dit, Mos Generator possède une telle énergie qu'on pourrait s'enfiler la discographie sans s'ennuyer cinq minutes.