Monkey3 - Undercover 2 excellents albums (Monkey3 et 39 laps), un DVD, Live at Aventicum, non moins excellent et de nombreuses prestations live très remarquées (au Roadburn notamment...), les chantres du psycho-stoner instrumental que sont les Monkey3 ont acquis en l'espace de quelques années, le statu de référence sur la scène stoner européenne. Du coup, ils profitent désormais de leur statut pour se faire plaisir et inviter des pointures sur leurs nouveaux efforts. Avec cet disque de covers subtilement intitulé Undercover, les Suisses se sont offerts les services de Tony Jelencovich (ex-hurleur chez Mnemic et quelques autres groupes moins connus) et surtout de John Garcia (ex-Kyuss, Hermano, Slo Burn, Unida...) pour enregistrer quelques reprises des tubes absolus de l'histoire du Rock (mais pas que). Et pas des moindres.
Une petite mise en bouche avec "Numb", reprise en forme de (road)trip halluciné et très électrique d'Archive et voici que les Monkey3 commencent à délivrer leurs petites gâteries musicales en lâchant une cover assez ultime dans son genre du "Watching you" de Kiss, avec son altesse John Garcia au micro. Là forcément ça en impose carrément, à tel point qu'on ne pourra plus jamais écouter la version originelle de la même manière (en même temps... Kiss...). Groove énormissime, fuzz incandescent, un vocaliste qui impose son timbre inimitable, Monkey3 envoie du très lourd et pourrait quasiment s'arrêter là. Sauf que ça enchaîne derrière par une relecture très classe du "One of these days" des dieux Pink Floyd puis avec le "Kashmir" des Led Zep (avec Tony Jelencovich) au chant. Du culte, toujours du culte. Et là encore, comme d'hab avec les Suisses, c'est carton. Led Zep, Pink Floyd, Kiss..., ne manquaient que Deep Purple et AC/DC à l'appel et les 3 singes faisaient carton plein. AC/DC, ce sera pour plus tard, là, les gaziers se sont chargés des premiers nommés avec "Burn", cover brûlante et bourdonnante à souhait avant de conclure sur leur traditionnelle reprise du "Once upon a time in the West" d'Ennio Morricone. Presque trop facile...