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Mintzkov Luna. C'est probablement sous cette dénomination que certains d'entre vous ont connu le désormais Mintzkov en 2003. A l'époque, les Anversois sortent leur premier album, M for means and L for love. Très réputé du côté de la Belgique et venant d'une ville déjà bien connue des amateurs de rock indé (dEUS ou Evil Superstars), Mintzkov avait déjà remporté le concours populaire Humo's Rock Rally (du magazine indépendant flamand sur les médias Humo) en 2000. En 2007, l'arrivée de 360° confirme les espoirs placés dans ce quintet qui continue son invasion de l'Europe en tournant avec les Kaizers Orchestra et en partageant la scène avec les frenchies de Rhesus ou d'Exsonvaldes. Après la réédition de ses deux premiers albums à l'automne 2009, Mintzkov en sort un troisième, Rising sun, setting sun en novembre 2011.

Mintzkov / Chronique LP > Rising sun, setting sun

Mintzkov - Rising sun, setting sun C'est quoi ?
Le nouvel album des belges Mintzkov, soit quelques 12 titres produits par le britannique Jagz Kooner, connu pour avoir notamment collaboré avec Radio 4, Kasabian, New Order et Primal Scream, autant dire... pas le premier venu. Un choix argumenté par la volonté pour la formation de "créer encore plus d'énergie, de mouvement au sein même de chacun des morceaux" dixit le groupe himself. Sinon, Rising sun, setting sun, c'est aussi un objet à l'artwork sauvagement travaillé par Kati Heck, une artiste allemande et résidente à Anvers, la ville du groupe.

Le contenu ?
Une musique pop-rock qui trouve son assise dans la puissance des rythmiques basse-batterie habillées d'un couple clavier-guitare mélodique. Pour une quantité de tubes en puissance (allant de la power-pop aux ballades classieuses) aux refrains accrocheurs et chantés avec efficacité. En bref, un contenu bien troussé, ayant un fort potentiel du fait de l'accessibilité de ces titres hérités d'un vrai savoir-faire belge en la matière (les dEUS ou Evil Superstars et autres Flexa Lyndo). C'est dire tout l'intérêt de ce disque.

Verdict ?
Sans remuer le couteau dans la plaie sur le cas de la voix de Philip Bosschaerts (voir la chronique de 360°), Mintzkov confirme quand même tout le bien témoigné par les médias et le monde de la musique à l'époque de 360°. Les belges tentent tant bien que mal de faire évoluer leur style musical, de le diversifier mais le schéma reste globalement le même à l'image de leurs tempi souvent monotones. L'album a néanmoins fière allure malgré la reprise peu convaincante du succès "Andy" des Rita Mitsouko et sans léger manque de renouvellement. On devrait retrouver les belges sur les scènes des festivals cet été, ce sera donc une nouvelle occasion d'apprécier réellement la dimension de leurs nouveaux morceaux.

Mintzkov / Chronique LP > 360°

Mintzkov - 360° La première fois que le nom de Mintzkov m'est venu à l'oreille, c'était lors d'une interview que j'avais réalisée en compagnie de Tom Barman, il y a un an et demi de cela. A l'époque, Lies Lorquet, bassiste de la formation, avait été invitée à chanter sur le dernier album de dEUS, Vantage point. Venant de la même ville, ceci n'est pas si étonnant. Et comme je suis friand de cette scène musicale belge, j'attendais non sans impatience de découvrir ce quintet, faisant actuellement l'actu dans tout bon magazine qui se respecte. Sauf que, lorsque les premières chansons défilent, la comparaison est inévitable. Alors, je me confonds en excuse auprès des membres de Mintzkov, qui apparemment ne supportent plus que l'on fasse un parallèle avec leur illustres ainés, mais je ne peux que constater les similitudes frappantes avec la musique de dEUS. Primo, la voix de Philip Bosschaerts a non seulement le timbre de la voix de Tom Barman (dont je suis ultra fan, d'où mon insistance), mais également la même façon de chanter (on comprend peut-être mieux pourquoi Lies est venue poser sa douce voix sur Vantage point, mais pourquoi donc n'a t-elle pas pris le chant principal dans son groupe ?). Deuzio, Mintzkov emprunte un certain nombre de plans retrouvés sur la période post The ideal crash et plus précisément sur Pocket revolution. Promis, j'en ai fini avec ce point. Maintenant, passons à l'album, qui du reste a été élu "album de l'année 2007" en Belgique (oui, cela a mis du temps à arriver jusqu'à chez nous). C'est qu'il doit y avoir de bonnes choses à dire sur son compte ! La marque de fabrique de Mintzkov tient en deux éléments. D'une part, le rythme binaire. Pas trop de surprise de ce côté là mais cela laisse place à un gros son de basse pour transporter les guitares abrasives (écouter donc le tube "One equals a lot") et ainsi découler sur une énergie et une ambiance souvent aérienne ("souvent" car le début de "Return and smile" est acoustique). C'est efficace mais malheureusement usant et ennuyant à la longue. Le deuxième élément est le pouvoir des mélodies. Vous savez, celles qui rentrent dans la tête et qui ont du mal à en sortir. Aidé d'un synthé et de deux voix qui s'accordent bien, Mintzkov est terriblement fort en la matière. D'autant plus que la production bien léchée de Mark Freegard (New Model Army, The Breeders, Cranes, Dead 60's) est superbe. 360°, c'est du concentré de talents jouant dans un créneau power-pop déjà bien peuplé et à qui il manque peut-être ce petit "plus" qui fait toute la différence. Attention, toutefois, à ne pas trop tourner en rond.