Mintzkov - 360° La première fois que le nom de Mintzkov m'est venu à l'oreille, c'était lors d'une interview que j'avais réalisée en compagnie de Tom Barman, il y a un an et demi de cela. A l'époque, Lies Lorquet, bassiste de la formation, avait été invitée à chanter sur le dernier album de dEUS, Vantage point. Venant de la même ville, ceci n'est pas si étonnant. Et comme je suis friand de cette scène musicale belge, j'attendais non sans impatience de découvrir ce quintet, faisant actuellement l'actu dans tout bon magazine qui se respecte. Sauf que, lorsque les premières chansons défilent, la comparaison est inévitable. Alors, je me confonds en excuse auprès des membres de Mintzkov, qui apparemment ne supportent plus que l'on fasse un parallèle avec leur illustres ainés, mais je ne peux que constater les similitudes frappantes avec la musique de dEUS. Primo, la voix de Philip Bosschaerts a non seulement le timbre de la voix de Tom Barman (dont je suis ultra fan, d'où mon insistance), mais également la même façon de chanter (on comprend peut-être mieux pourquoi Lies est venue poser sa douce voix sur Vantage point, mais pourquoi donc n'a t-elle pas pris le chant principal dans son groupe ?). Deuzio, Mintzkov emprunte un certain nombre de plans retrouvés sur la période post The ideal crash et plus précisément sur Pocket revolution. Promis, j'en ai fini avec ce point. Maintenant, passons à l'album, qui du reste a été élu "album de l'année 2007" en Belgique (oui, cela a mis du temps à arriver jusqu'à chez nous). C'est qu'il doit y avoir de bonnes choses à dire sur son compte ! La marque de fabrique de Mintzkov tient en deux éléments. D'une part, le rythme binaire. Pas trop de surprise de ce côté là mais cela laisse place à un gros son de basse pour transporter les guitares abrasives (écouter donc le tube "One equals a lot") et ainsi découler sur une énergie et une ambiance souvent aérienne ("souvent" car le début de "Return and smile" est acoustique). C'est efficace mais malheureusement usant et ennuyant à la longue. Le deuxième élément est le pouvoir des mélodies. Vous savez, celles qui rentrent dans la tête et qui ont du mal à en sortir. Aidé d'un synthé et de deux voix qui s'accordent bien, Mintzkov est terriblement fort en la matière. D'autant plus que la production bien léchée de Mark Freegard (New Model Army, The Breeders, Cranes, Dead 60's) est superbe. 360°, c'est du concentré de talents jouant dans un créneau power-pop déjà bien peuplé et à qui il manque peut-être ce petit "plus" qui fait toute la différence. Attention, toutefois, à ne pas trop tourner en rond.