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Créé durant l'été 2003 du côté de ... Besançon (oui, encore...), Milk in Plastic se compose de Florent Bariod, Olivier Monnin, Thibault Malé (Slide on Venus), Etienne Rochefort et du bien nommé Aurélien Martel. Au départ, projet confidentiel, le groupe est devenu au fil des années une entité musicale à part entière et, après une démo 3 titres parue en 2005, tourne avec Ampools, Stellardrive ou Tennisoap. En 2007, les Milk in Plastic écrivent leur premier véritable EP, 7 titres qui seront enregistrés l'année suivante sous la houlette de Fabien Van Landuyt (Ampools, Aside from a Day, Sorry For Yesterday) au Studio Le Pavillon (Besançon). Intitulé Winona, autumn 1981, cet EP voit le jour en septembre 2008 via Home Alone Records (Slide on Venus). [ [fr] Home Alone Records (7 hits)External ]

Milk in Plastic / Chronique EP > Winona, autumn 1981

Milk in Plastic - Winona, autumn 1981 Indie, personnelle, intimiste, ce sont là les trois qualificatifs qui viennent à l'esprit lors de la découverte de "My daily saudade", première incursion dans l'univers musical de Milk in Plastic. On aurait pu rajouter "racée" également pour compléter le décors et on obtiendrait un petit aperçu de ce que nous offrent les Bisontins sur ce Winona, autumn 1981. Soit une pop minimaliste certes, mais peu avare en émotions, une musique en prise directe avec l'âme de son auditeur, une ode à la mélancolie feutrée qui transparaît tout au long de l'écoute de ce mini-album. Quelques gouttes d'électro, un soupçon de shoegaze, des mélodies post-pop aux fulgurances indie-rock, "Games about a dark letter" se veut énergique et à fleur de peau quand "It (my pain)" semble chercher l'évasion en s'engageant dans de nouveaux horizons musicaux, des sentiers sonores jusqu'à présent peu explorés. Scratches discrets, une mélodie désenchantée qui vient se poser en filigrane, une batterie ascétique, Milk in Plastic joue avec les courbes du temps et s'essaie à l'expérimentation avec toujours une seule ligne de conduite, écrire la "bande originale de notre trajet quotidien entre tristesse, spleen et espoir". Simple, minimal mais élégant.
A l'image du projet Zero Absolu, le quintet s'inspire de ce qui l'entoure pour transposer dans ses textes et coucher sur enregistrement audio ses sentiments, ses envies, ses désirs, ses peurs et autres frustrations. S'offrant quelque incartade électro ("Memory puncture") puis une courte ballade noctambule et lunaire aux ambiances urbaines post-modernes ("Lost Fitzgerald"), Milk in Plastic développe une oeuvre originale qui évoque tour à tours Bloc Party, Sigur Ros, Foals et Gorillaz tout en parvenant à trouver une identité musicale qui lui soit propre. Mixant ses influences comme un chef joue avec ses ingrédients pour préparer des mets toujours plus savoureux, le groupe ose et se met en danger. Sans complexe, il prend le risque de se rater (ce qui arrive sur "Railroad tycoon") ou de nous servir une véritable pépite comme avec "You were my East, you went West". En proposant quelque chose de différent et un peu hors cadre, en créant une musique qui n'appartient, en grande partie qu'à eux, les Milk in Plastic parviennent à ouvrir une nouvelle voie singulière au sein d'un paysage hexagonal bien souvent englué dans ses clichés éculés. A suivre...