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Mikey Randall est un jeune bambin qui fêtera ses 3 ans à la fin de l'année 2009 et qui a les crocs, ce beau bébé a écumé toutes les scènes de la région de Toulon et a déjà impressionné moultes groupes énervés par des prestations énergiques, demandez un peu aux Strike Anywhere, Vulgaires Machins, Burning Heads, Uncommonmenfrommars, The Black Zombie Procession, The Pookies, Ravi, ou Nine Eleven ce qu'ils en pensent. Leur premier EP devait être chroniqué ici par Gui de Champi, maître es Rock N Roll mais une faille spatio-temporelle en a décidé autrement, Zero of our time, sorti en mars 2008, attendra encore un peu avant de rejoindre nos colonnes. Très potes avec les Chasing Paperboy, Nicolas (guitare/chant), Jérémie (basse/chant), Thomas (guitare) et Grégory (batterie) retournent en studio pour coucher 4 titres qui trouvent leur place sur un split avec leurs voisins niçois à la fin de 2008.

Mikey Randall / Chronique Split > Chasing Paperboy | Mikey Randall

Chasing Paperboy | Mikey Randall Artwork noir et blanc sobre, photos (ou plutôt vignettes) des deux groupes en action (ou pas), 4 titres chacun, ceChasing Paperboy | Mikey Randall présente assez habilement les deux groupes méditerranéens au reste de l'hexagone (et du monde, n'ayons peur de rien !) et fera bien entendu plaisir aux rockers azuréens qui connaissent forcément déjà les deux combos.
8 titres, 8 inédits, 4 chacun et l'ordre alphabétique plaçant les Chasing Paperboy en premier, ce sont les Niçois qui ouvrent le bal et branchent les jacks en premier, un petit larsen, quelques notes, le tempo et "Stuck in the politics" les placent en orbite autour de la planète émo-punk, le temps de placer quelques breaks au frein à main et on est dans le vif du sujet. Sons clairs, enfilades de notes en milieu de manche, chant d'écorché funambule (mais d'après moi bien mieux tenu que sur leur démo Always troubles but different stories), Chasing Paperboy teinte son pop-punk (rythmiques et riffs) de touches émo ("Should I go far ?") et n'hésitent pas à laisser traîner leurs accords ("Need to go on") et à changer les vitesses en cours de titre.
Un petit quart d'heure et le son s'assombrit, on est déjà sur la piste 5 et Mikey Randall débute avec le morceau qui colle le plus à l'esprit de leurs potes ("Wreck in my hand"), ruptures, notes aigües, gimmicks et relances, c'est "classique" et efficace. Avec la suite, ils viennent ni plus ni moins jouer dans la friche entre les Second Rate et les Flying Donuts ! Implacables par leur dynamique et forts de mélodies accrocheuses, "Competition for life" ou "Our own grave" sont des tubes en puissance mais les Toulonais ont réservé le meilleur pour la fin avec "Alcohol", son introduction assez lente laisse de la place à chaque instrument avant un emballage imparable, refrain mortel, un petit pont où la gratte joue avec la basse et la batterie et la jouissance nous reprend, putain de sensations ! Et quelle maîtrise pour de nouveau calmer le jeu et ainsi donner encore plus d'intensité au final.
Si découvrir deux groupes prometteurs ne te semble pas une raison suffisante pour te procurer le split Chasing Paperboy | Mikey Randall, l'écoute de "Alcohol" pourrait te faire franchir le pas, laisse-toi tenter !