Meteoclub - Latex high quality Sens de l'esthétique autant que du groove rock, Meteoclub met dans l'embarras le chroniqueur par la multiplicité des influences qu'on peut retrouver dans ce premier album au nom évocateur (Latex high quality, mots tirés des textes du morceau "Aphrodite song"). L'origine doit remonter aux années 60/70, années où les distorsions font leur classe sans occuper tout l'espace et où la rythmique a encore vocation à faire danser (ou tout au moins se remuer le cul). Même quand le tempo ralentit, le trio laisse donc une place de choix aux rythmes ("Old bull Lee"), base solide sur laquelle peut se déchaîner une guitare en mode noise-rock/garage. Si on fait abstraction du chant, on peut penser à Sonic Youth mais il y a cette voix, plutôt sourde et grave, dans le genre de celle de Mark Lanegan mais avec moins de grain et d'aspérité. Mélange tout ça, ajoute des idées venues du blues, du boogie, du stoner et tu auras une vague idée de ce qu'est Meteoclub, un groupe de rock garage, endroit où on peut caser à peu près tout ce qu'on veut et où sont déjà rangés JC Satàn, Johnny Mafia, Sobornost, The Black Keys ou The Hives.