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Après enregistrement d'une démo sous la forme d'un trio et un remaniement de personnel, Menpenti voit le jour du coté de Marseille à l'automne 2004. Devenu quatuor, Manuel (chant et basse), Guillaume (guitare et choeurs), Alix (batterie) et Nicolas (guitare), le groupe s'aventure lors de quelques tremplins et se donne en concerts. Ce qui lui permet de jouer avec des groupes officiant comme lui, dans le punk-rock : Guerilla Poubelle, Dirty Fonzy, ISP, The Pookies, The Aggravation, Union Jack, ...
En janvier 2006, le groupe place "Ovidie" sur On casse le son !, une compilation québécoise sortie sur Punk Rebel Records. Ceci amènera Menpenti à se produire outre-Atlantique pour une tournée de 11 dates en compagnie des groupes locaux L-Rebel (de Québec) et Subsistance (de Montréal).
Concrétisation de ses efforts, le groupe sort un premier album, éponyme et autoproduit, à la fin de l'été 2007.

Menpenti / Chronique LP > Menpenti


Menpenti - Menpenti Envoyé par les cordes vocales de Manuel sur le frétillant punk de ses acolytes, "Ma vie dans une gerbe / Ma vie c'est de la merde" conclut le premier morceau garni de paroles ("Série Z") de Menpenti, "Karatékaraté" étant une lourde intro instrumentale. C'est de cette manière que Menpenti donne le ton et se place dans la droite lignée de Guerilla Poubelle, Justin(e) ou Déjà Mort et pourquoi pas Ed Mudshi pour le coté méditerranéen de la chose. Prenant le cap du punk, certes basique mais efficace, couplé à des paroles sautant à pieds joints dans l'(auto-)dérision, Menpenti s'engouffre donc dans une brèche creusée depuis quelques années par divers groupes, dont ceux précédemment cités. Exceptés l'énergie déployée et l'entrain des morceaux, musicalement, le groupe ne réinvente (encore) pas grand chose, mais il n'est pas pour autant une pâle copie de ses cousins. Entre punk-rock de sauvageons et punk excité, Menpenti se fait remarquer en ajoutant des pointes mélo bien senties ("(Hein?)satisfaction"), en s'offrant un ska dans la pure tradition de Marcel Et Son Orchestre ("La chanson du mec en place"), fait un clin d'oeil (?) à "Tuez les tous" de Ludwig Von 88 (Tuez les tous, ces connards, méchamment de "A.d") et nous montre ce qu'est pour lui une ballade : "3:36 on se les pèle". En plus d'user d'un sens de la dérision parfaitement aiguisé ("Panique au Prisunic"), de graviter principalement autour de la "débilitude volontaire" ("Sa quiquette de dinosaure / Je la perfore à la fourchette" de "Série Z"), de l'humour noir et du magnifique n'importe quoi ("Des milliards de couleurs qui jaillissent de mon coeur, ça fait des papillons, c'est joli" extrait de "Vieille rebelle"), le quatuor se fait surtout une spécificité d'axer les textes sur la vie marseillaise, son berceau natal. Outre les allusions au fil de l'album, le groupe consacre "Nostalgie de la" et "Vieille rebelle" à la capitale phocéenne : l'époque où l'Olympique de Marseille gagnait de matchs, Ricard, farniente et "sea, sex & sun" sont passés au crible, bien évidemment, à l'aide d'une fibre ô combien caustique.
Délires plus ou moins spontanés mais souvent marrants et chant complètement berzingue (toi aussi tu peux chanter du Menpenti !) entonnés sur du keupon bien tendu permettent à Menpenti de franchir le cap du premier album sans trop d'encombres, et en bonus, de donner le sourire (ou un fou-rire) à l'auditoire !