The married monk : the belgian kick Sans hésiter ce The belgian kick est un des meilleurs albums de l'année 2004 ! The Married Monk nous offre une pop mentale et terriblement physique, des morceaux qui se vivent, qui vibrent, de véritables entités, une série de tubes issus de délires psyké-funk passés au moulin à rock... Des montées, des breaks, des relances, tout est si facile à l'écoute de The Married Monk ! Le groupe doit être un des seuls que les belges nous envient... D'ailleurs le titre de l'opus,The belgian kick, ne doit pas être innocent... entre référence à la belge touch et le coup de pied au cul aux dEUS et autres Das Pop (pour ne citer que les têtes d'affiches), on ne sait pas trop comment il faut l'interprêter... Avec une pochette présentant un quidam tout droit sorti d'un film de Tarantino, on peut se poser d'autres questions sur la volonté du groupe, que faut-il comprendre à tout cela ? Et s'il n'y avait rien à comprendre ? Et juste apprécier les petites perles de pop que sont "Tell me Gary", "The belgian kick", "Pretty lads", "Last flight", "Skip the summer", autant de titres différents qui ont en commun une redoutable efficacité, le pouvoir de vous faire sourire et donc des vertus thérapeutiques qui valent tous les antidépresseurs (la prochaine fois, au lieu d'aller chez le pharmacien, demandez à votre disquaire deux boîtes de Logh, quelques comprimés de Wilco et le dernier The Married Monk, effets garantis !). Beaucoup de choses en quelques titres qui sont finement ciselés et démontrent tout le talent du trio. Adeptes des covers, les normands reprennent "Observatory crest" de Captain Beefheart et "You only live twice" de John Barry, dans les deux cas, les morceaux sont The Married Monkisés, sur le premier, les abandons éthiliques du sax ne sont pas forcément du meilleur goût, sur le deuxième, le tempo prépare à la sortir de l'album (car il faudra bien en sortir un jour...) et à "Bird on board", morceau où règne une paix tendue, où une douce voix féminine se pose sur des nappes de clavier, pas vraiment rassurant mais plutôt pas mal pour revenir dans la réalité aprés une dizaines de titres merveilleux.