Marousse : Hara kiri Marousse a enregistré cet album dans les conditions du "live", tous ensemble dans un studio, ça donne à Hara kiri un côté roots (la batterie) mais aussi très vivant, on sent la sueur et l'énergie dépensée, Andice Rupen avait utilisé le même procédé pour le même résultat. Hara kiri est donc un album essentiellement rock'n'roll, certes on retrouve quelques touches ska ("Mystic mélodie", "Tchou tchou") et des renforts de cuivre ("A tous ceux", "Maravilla"), mais Marousse s'est bien plus amusé à balancer des riffs rapides purement rock'n'roll ("Se lâcher") et même limite punk ("La guerre") et à augmenter conséquemment le tempo de "Pour un flirt" ! Le reste est du bon rock qui garde la température du pit à "trés chaud" pour les concerts, avec des couplets plus tranquilles qui laissent la place aux textes ("Hara Kiri", "Choisis ton camp", "La jungle"). Marina assure ses mélodies mais surtout tient le rythme et a bien choisi ses mots, les titres sont tous autant d'historiettes plus ou moins légères ("Famille"), plus ou moins caustiques (le titre caché !), mais à chaque fois, les paroles nous parlent, enfin prequ'à chaque fois puisque deux titres sont en espagnol ("Me voy", "Maravilla"), deux morceaux qui sont très bons, très doux, la langue de Cervantes rendant la voix de Marina plus chaleureuse, plus protectrice.
Tout au long de ce Hara kiri on sent que Marousse vit par et pour la scène, pour le contact avec le public, je suis prêt à parier que s'ils ont enregistré ensemble, c'est pour passer moins de temps en studio et retourner sur les planches plus rapidement ! Ces 14 nouveaux titres plairont sans difficulté au public avide de bonne ambiance et d'esprit festif.