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Bienvenue sur le parcours de golf le plus délirant de la planète, juste au milieu entre la Californie et Kingston, Jamaïca. Depuis 1996, une bande de petits rigolos profitent de la nuit pour piquer les clubs de leurs patrons (les Specials, le Clash, NoFx, Rancid) et vont taper quelques balles sur le gazon entretenu patiemment par toute une génération de kids avides de punk-rock cuivré et joyeux. Le pire cauchemar de Tiger Woods se nomme Mad Caddies, ils n'ont aucun respect ni pour le green qu'il massacre à coup de bombe punks, ni pour les trous qu'ils s'évertuent à manquer de quelques centimètres pour être toujours sûrs de sonner différemment des autres. Parcours réussi depuis Melody softcore en 1996, qui a ensuite été suivi de Duck and cover en 1998, Rock the plank en 2001 et enfin ce Just one more flambant neuf.

Mad Caddies / Chronique LP > Just one more

Mad Caddies : Just one more Just one more... c'est bien de ça dont il s'agit! Si la prohibition a remplacé les pirates de Rock the plank, la formule éprouvée des Mad Caddies ne varie pas d'un doigt, pour être précis l'index droit d'un bassiste indispensable qui distille ces lignes tour à tour sautillantes ou chaloupées, laissant ensuite s'y greffer les traditionnelles rythmiques reggae ou ska-punk et se poser de très imaginatives parties de cuivres surplombées à la manière d'un Rancid par la voix si particulière de Chuck Robertson. La force des californiens est alors de savoir nuancer leur propos, jouant sur la maturité des lignes de chant et la variété des tempos. Ainsi "Drinking for 11" laisse entrevoir le pire des Mad Caddies avant que "Villains" vienne rassurer tout le monde. Up-tempo très californien sur "Contraband", reggae Sublime sur "Spare change" et passages plus chantés assez novateurs mais pas forcément plus heureux ("Just one more", Hotel Ccalifornia ???) que les grands classiques, tels l'endiablé "Silence". Reste l'habitude de chercher dans chaque album du groupe LA perle, de celle que l'on sifflote toute la journée... ici elle s'appelle "Leavin" et nous laisse espérer que les Californiens ne sont pas prêt de nous quitter. Just one more please !