Ludwig Von 88 au Hellfest 2023 Ludwig Von 88 au Hellfest 2023 Votre premier Hellfest coïncidait en 2016 avec votre reformation. Celui de 2023 avec vos quarante ans. On dirait que ce festival est spécial pour vous, non ?
Non, je ne pense pas. Ça s'est juste passé comme ça. On a eu l'occasion de jouer à ce moment-là.

Qu'est ce qui a différencié le show de 2023 de celui de 2016 ?
Rien à redire en ce qui concerne l'accueil des bénévoles qui bossent gratuitement, qui sont super motivés et qui sont super gentils. Par contre, entre les deux passages, j'ai l'impression que les "mecs du haut" ont pris la grosse tête et que dorénavant, c'est "tout pour la thune".

Tu parles de l'organisation?
Je parle des "grands manitous". Je ne parle pas des techniciens et des gens qui travaillent là-bas. Je parle de ceux qui organisent. Il y a d'ailleurs eu des petites embrouilles avec les types qui se servent dans la caisse... Pour moi, personnellement (et je pense que les Ludwig sont d'accord), il arrive ce qui arrive car "il" a pris la grosse tête.

Avez-vous constaté une évolution depuis 2016 entre l'accueil, la structure, le public ?
Le public est d'enfer ! À part ce que je viens de t'évoquer, il n'y a rien à redire. C'est un festival avec une bonne ambiance.

Quels sont les groupes que vous êtes allés voir pendant le fest ?
Nous sommes arrivés au festival, nous avons fait notre balance, nous avons joué et nous sommes repartis ensuite ! Je crois que des techniciens de notre équipe ont vu Fishbone mais moi, j'étais déjà reparti.

Quel est votre endroit préféré sur le site du Hellfest ?
Tout. Tu imagines que tu vas à Disneyland mais ce ne sont pas des attractions, c'est du rock.

Appréhende-t-on différemment un concert en salle en tête d'affiche avec un concert en festival en plein air ? Un Hellfest, ça se prépare différemment d'un autre concert ?
Les rubrique> Ludwig ne préparent jamais rien (rires). La seule chose qu'on prépare, là, c'est notre quarantième anniversaire. On s'est "challengés" et depuis le début de l'année, on sort tous les vendredis un nouveau morceau en ligne et ça va durer jusqu'au mois de décembre. 52 semaines, 52 morceaux et sur disque, ça fera quatre albums. Un album est déjà sorti, le deuxième va arriver bientôt

Une anecdote sur le concert ou sur la journée ?
En tant que buveur de rhum invétéré, j'ai été très déçu qu'un festival brassant autant d'argent ne soit pas capable de proposer une bonne bouteille de rhum. Me retrouver avec un Bacardi à la place d'un bon rhum, ça m'a fait chier (rires).

Avez-vous été beaucoup sollicités par les médias pendant la journée ? Des médias généralistes vous ont approchés ?
Arte a filmé le concert et l'a diffusé en direct. Il est d'ailleurs toujours disponible en replay. On a également fait quelques interviews pour des médias locaux.

C'est pas un peu chaud de jouer sur un festival très connoté metal ?
LV88, c'est un peu lesBeatles du cosmos (rires). On a joué dans des festivals exclusivement dédiés au reggae, on a aussi joué dans des festivals 100 % variété avec Sting. LV88, c'est un truc à part, et il y a toujours un public qui est là pour ce groupe de punk approximatif.

Tu en parlais tout à l'heure, vous fêtez vos quarante ans avec 52 morceaux parus et à paraître, plus d'une quarantaine de dates de concerts... Tu peux nous en dire un peu plus ?
Nous jouons un peu partout jusqu'au mois de décembre, avec en ligne de mire deux dates au Trianon à Paris. Avant cela, nous aurons écumé le pays avec quelques passages en Suisse et en Belgique.