Louis La Flemme - Rouge arteriel Qu'aurais-je pensé de ce Rouge artériel si son auteur n'était pas aussi le batteur de Pogo Car Crash Control ? Certainement la même chose que ce que je vais décrire dans les lignes à venir, mais est-ce que cela aurait été suffisant pour paraître dans le mag' ? Là est la vraie question. Parce que ce premier album est "sympa", sans prétention (manquerait plus que ça avec un nom comme Louis La Flemme), fait appel à plein de références pop sucrées plus ou moins old school (depuis les années 80'), mais ne devrait pas plus que ça marquer mon trimestre musical. Les morceaux défilent assez vite, c'est plutôt lisse (on frôle la parodie sur "Ambition" ou "Trésor"), il y a bien quelques insupportables lignes au vocoder ("Trop vite" qu'on croirait issue de la session d'un youtubeur en mal de vues) et quelques ambiances new wave ("Letzgo", "Le temps"), mais c'est compensé par des titres avec un peu plus de guitare agrémentée de bonnes mélodies ("Pleine lune", "En attendant") et parfois un esprit punk ("Matthew Perry"). L'antagonisme entre la douceur des sons et la rudesse de quelques mots ("Nouveau jour"), le côté désabusé de Louis fait son petit effet, mais le manque d'accroche général de la prod fait que j'ai déjà la flemme de ressortir le disque de son étui.