Louis Jucker & Coilguns - Play Kråkeslottet and other songs from the northern shores Sorti en mars 2019 Kråkeslottet est un album solo de Louis Jucker, frontman de Coilguns, un peu plus d'un an plus tard, on peut trouver dans les bacs une nouvelle production signée Louis Jucker & Coilguns (donc pas vraiment Louis tout seul, ni vraiment son groupe) et intitulée Play Kråkeslottet and other songs from the northern shores.

C'est quoi ce bordel ? C'est tout simplement une nouvelle expérience des Suisses, on navigue entre les univers des deux entités avec quelques morceaux déjà parus ("Seagazer", "The stream", "Storage tricks", "Back from the mine", "Merry dancers") en version bien plus rock où la saturation et les basses viennent remplacer le sentiment d'intimité qui prédominait sur l'œuvre originale. Les "autres morceaux des rivages septentrionaux" font la part belle aux instruments classiques (guitare, batterie) et si les constructions ne sont pas tout à fait basiques, on reste loin de la folie déstructurée et dévastatrice de Coilguns. Les ambiances varient d'un morceau à l'autre, "We will touch down" laisse vivre l'envie d'être un song writer où le chant et le timbre jouent un rôle prépondérant, la distorsion granuleuse de "A simple song" sonne comme un revival des seventies, "The woman of the dunes" donne dans le stoner désabusé tandis que l'ultime "Stay (In your house)" renoue avec Kråkeslottet et l'assemblage de sons (de bruits ?) du quotidien pour habiller un titre qui démarre sans vraiment se lancer avant de s'énerver sévèrement sur sa partie finale pour devenir un brûlot rock du meilleur goût.

Louis Jucker & Coilguns Play Kråkeslottet and other songs from the northern shores démontre que les Helvètes ne sont jamais à court d'idées et que le fait de transformer en live des titres folk en hits gavés d'énergie rock peut aller plus loin que des expériences de tournée. Rebosser chaque partie, en ajouter d'autres pour créer un album complètement nouveau, c'est un truc de dingue mais finalement, que cette fine équipe réussisse aussi bien dans cette aventure ne nous étonne pas...