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"En 1964, alors que la guerre froide bat son plein, cinq taupes sont engagées par les services soviétiques afin d'infiltrer la musique occidentale". Cela pourrait être l'accroche d'un film à gros budget, mais il n'en est rien. The Lost Communists communiquent à leur manière mais le font encore mieux en terme de musique. Fan des sixties et influencé par The Dirtbombs, ce quintet français se forme en 2005 à Limoges. Avec un EP à leur actif, ils foulent plusieurs scènes de festivals et non des moindres, le Printemps de Bourges ou le Rock For People à Prague en sont des exemples. Forts de leur expériences scéniques (ils partageront des dates avec The Bellrays, MC5 ou The Lords of Altamont), les gars de The Lost Communists sortent en novembre 2009 leur premier album intitulé The 12 last nights of a pastor judged guilty aux effluves rock n' roll et bluesy.

Interview : The Lost Communists, The lost interview (mai 2010)

The Lost Communists / Chronique LP > The 12 last nights of a pastor judged guilty

The Lost Communists -The 12 last night of a pastor judge guilty Pendant que les francos se touchaient sur les yéyés dans les années soixante, les anglos twistaient (et criaient) tout en ayant le rock n' roll dans la peau. Quarante ans plus tard, un jeune groupe de Limoges rend un hommage à cette génération prolifique où la création musicale riche et variée fût le vrai point de départ du rock. Et pour pimenter un peu tout ça, The Lost Communists laisse entendre via leur dossier de presse qu'ils seraient reclus depuis quarante ans après avoir été engagés en pleine guerre froide par les services soviétiques pour infiltrer la musique occidentale avec pour objectif de voler les plans de la dernière arme de propagande mise au point par les Américains : le Rock'n Roll. Libéré par la sortie de leur premier album, The 12 last nights of a pastor judged guilty, le quartet réussit à délivrer un son ni trop rétro, ni trop actuel, le bon compromis en somme et ce n'est pas si étonnant au vu du monsieur qui gère tout ça derrière (Matt Verta-Ray, membre de Heavy Trash avec l'explosif Jon Spencer et producteur notamment des frenchy The Craftmen Club). Influencé par The Dirtbombs et la scène de Detroit notamment à travers le label In the Red Records, The Lost Communists en transcrit l'énergie ("Time never waits for me", "Don't kiss me for fun") à travers rythmes endiablés et intrépidité vocale dans l'esprit d'un The (International) Noise Conspiracy ou Lords of Altamont pour faire un rapide raccourci. Car nos limougeauds tapent aussi (forcément ?) dans le rock psyché avec un planant "Trails of blood", mix de Pink Floyd avec une voix typée mi-Jimi Hendrix, mi-Lenny Kravitz ("Life is a bitch" est encore plus représentative de la similitude avec ce dernier) que l'on retrouve d'ailleurs sur les autres morceaux ou sur "Who murdered the call girl ?" qui fait très The Doors à cause d'un orgue très présent dans les compositions de The Lost Communists. Nous pourrions citer une tonne d'artistes dont pourraient se réclamer ces jeunes mais The 12 last nights of a pastor judged guilty nous prouve une fois de plus que le rock n' roll est immortel et que cela fait toujours un bien fou de pouvoir écouter ce genre de musique, surtout lorsqu'elle est réalisée par des français au demeurant talentueux. Merci les gars !