Livingstone - Turn Bizarre C'est un réel plaisir de retrouver Livingstone qui vient de sortir il y a quelques jours Turn bizarre, son troisième album studio. Une faille spatio-temporelle m'a fait louper le précédent disque en 2017 (mea culpa) mais du coup, je me rattrape avec cette nouvelle livraison. Voilà bien un groupe dont je ne sors que trop rarement les disques de ma discothèque et dont chaque nouvelle sortie est un bon prétexte pour me faire une cure de bon son. Et de bonnes chansons.

Car oui, Livingtsone, depuis ses débuts, sait écrire de bonnes chansons. Les exécuter aussi. Et au fur et à mesure de ses expériences (en studio et en live), l'ensemble devient de plus en plus solide, compact et accrocheur. Le groupe, évoluant dans un mix parfait entre bluesgrass épais (l'excellent "Nowhere feels like home" et la participation de l'artiste malien Abou Diarra, "Feel I can...", "Love is a race" et la guitare du bluesman Fred Chapellier), stoner (période mélodique de Queens Of The Stone Age en tête - "Turn bizarre", "Secret nights), garage et rock ("Fast burn" avec l'insupportable Didier Wampas, "Just need to piss"), bénéficie d'une production presque idéale pour le style : rêche, brute, sans artifice. Et même si à certains moments, on aimerait que ça décolle davantage avec un coup de folie, Livingstone maîtrise à la perfection ce style qu'il a réussi à s'approprier de fort belle manière.

Jamais dans la démonstration et toujours dans un souci d'enrichir une entité plutôt que de mettre en avant une individualité, Livingstone propose (une nouvelle fois) un album plaisant, avec des sonorités riches et variées et des morceaux entraînants. Comptez sur moi, ce groupe est une valeur sûre.