Little Odetta

Little Odetta / Chronique LP > Little bit of soul

Little Odetta - Little bit of soul Little Odetta, Little bit of soul, little par-ci, little par-là, pourtant la musique que propose le quintet qui nous avait déjà réveillé l'épiderme en 2021 avec leur premier album éponyme n'a rien de petit. Il y a de la chaleur, de la vitalité, une sensation de vouloir envahir l'espace et faire disparaitre le silence. Mais après tout, intituler ce deuxième LP, Little bit of soul est une bonne définition de l'univers musical de Little Odetta, mais si on voulait être plus juste, on devrait l'appeler : "Little bit of soul and a large part of rock". Le titre introductif "No medication" en est le parfait exemple avec la voix soul et puissante d'Audrey Lurie qui attaque en compagnie du clavier discret de Florian Chignon, avant que l'amorce emmenée par la guitare de Lucas Itié, complétée par la basse d'Aurélien Herson-Macarel et la batterie de Fabien Rault, ne fasse jaillir un rock endiablé qui semble entraîner l'âme d'Audrey vers le vice.

Pour le reste de l'album, on puise dans le bon blues, le classic rock des maintenant lointaines décennies, et la soul qui touche le cœur. C'est le retour des petits solos de guitare, des rythmiques rock voire même pop, de l'orgue seventies à la Ray Manzarek de The Doors qui accompagne avec justesse quand il ne se lance pas dans quelques digressions mélodiques, des chœurs portés par tout le quintet qui vient renforcer le chant d'Audrey Lurie, véritable cheffe de file. Il y a en tout cas une alchimie parfaitement réussie entre ces cinq musiciens qui proposent un deuxième album dans la continuité du premier, où chacune et chacun apporte sa contribution sans jamais empiéter sur celle des autres. Un peu de soul, pas mal de rock et beaucoup de talent.

Publié dans le Mag #62

Little Odetta / Chronique LP > Little odetta

Little Odetta - Little Odetta Il est des confluences heureuses, des rencontres fortuites bienvenues. On pourrait développer le concept de synchronicité, qui tend à démontrer que deux évènements qui ne possèdent pas de liens directs peuvent présenter une association évidente pour la personne qui sait la percevoir. Mais on va plutôt partir sur une sympathique rencontre entre plusieurs musiciens accomplis de la région parisienne pour comprendre la genèse de Little Odetta : celle de Audrey Lurie au chant, Lucas Itié à la guitare, Fabien Rault à la batterie, Aurélien Herson-Macarel à la basse et Florian Chignon aux claviers. Et même s'ils œuvraient chacun de leurs côtés dans différents styles avant de se rencontrer, ils ont décidé de se rejoindre dans les 60's et 70's, celles des chemises à fleurs, des cuissardes, de Led Zep' et de Janis Joplin.

Tout au long de ce premier album éponyme, Little Odetta déroule donc 11 titres pour retrouver ce rock de ces deux décennies. Du rock un peu soul, un peu funk, et tout ça avec une patine contemporaine : plus de concision. C'est-à-dire sans partir sur des tracks de 15 minutes de digressions psychédéliques assommantes et plus de variations, puisqu'entre le "Make up your mind" hendrixien, le "Don't stop" funky, l'amorce plus psyché de "Waiting for the sun", le rock vitaminé de "Roller coaster" ou le plus folk "Rhythm", le quintet sait varier les souvenirs. Little Odetta fait le lien parfait entre Etta James et Noisettes, nous replonge joliment plus de 50 ans en arrière et la belle voix de Audrey, accompagnée de ses 4 acolytes impeccables sauront t'y entrainer, même si tu n'es pas fan de pantalons pattes d'eph'.

Publié dans le Mag #51