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Originaire de la région grenobloise mais composé de musiciens franco-espagnols, Liga Quintana revendique haut et fort son identité ibère en livrant des tubes éléctro rock puissant, énergiques, chantés en espagnols et dont la vocation première est d'atomiser les dance-floors. Après deux démos (El capo familial en 2001, puis In fraganti Live en 2002), Piero Quintana (chant/ guitare), David Litavicki (guitare) et les frères Tarriconne (Benjamin, batterie/ programmation et Simon, basse) sortent en 2004 un premier LP intitulé Sobreatico, avant de remettre le couvert un an plus tard avec un EP 4 titres : Acustronica.

Liga Quintana / Chronique LP > Fiasco total

liga_quintana_fiasco_totaI.jpg Fiasco total ou le titre d'album qui tombe à pic... Vous voyez une quelconque analogie entre les piteuses performances de l'équipe de France à l'Euro et le deuxième album des Liga Quintana ? C'est normal, c'est fait exprès. A une différence près (et elle est notable), là où l'équipe menée par le sélectionneur tricolore (et romantique, sic) s'est fait balader par ses adversaire, le combo grenoblois mène le jeu avec un véritable sens du collectif. Oui, Fiasco total évoque paradoxalement plus la Furia roja espagnole que les onze asthmatiques dépressifs qui ont jardiné 90 minutes durant face à la Roumanie avant de se prendre une fessée mémorable face aux oranjes mécaniques. Electro-grunge, rock burné dopé aux effluves digitales, le cocktail offensif des Liga Quintana pratique un 4-3-3 électrique et sauvage entièrement tourné vers l'avant ("Ansia de vivir"). Double contact, petite roulette pour amuser la galerie et frappe enchaînée dans la petite lunette, le groupe nettoie la lucarne avec un réalisme à faire pâlir l'attaque française et une vitesse d'exécution sans doute héritée de l'avant-garde néerlandaise ("La suerte", l'éponyme "Fiasco total").
Quelques fulgurances caliente, un riff entêtant et Liga Quintana nous refait le coup de son EP Acustronica en balançant dans les turbines un "Balsa" incandescent à en faire cramer le dance-floor. Les grenoblois sont chauds bouillants et enquillent les tubes ("El perdon", "StarDiscount") : mélodies ténébreuses, guitares sensuelles, choc électrique, le groupe a su parfaire sa fusion transversale d'un rock aux riffs virils et d'une électro aux beats féroces... "No cambiaré nada" est à ce titre, l'une des réussites de ce Fiasco total. A savoir, porter l'offensive tout en assurant les bases arrière et concrétiser ses occasions (quitte à le faire... à l'italienne). Ce n'est plus un tacle par derrière en pleine surface qu'il faut pour arrêter le groupe mais plutôt un véritable plaquage façon "all-black pas content", peu importe les côtes fêlées... Une maîtrise collective de tout les instants, une technicité mise au service du beau jeu, Raymond a beau ne pas aimer, nous on adore et on s'en reprend quelques bonnes rasades avec le ténébreux "Resistir" ou le très électronique (et sauvage) "La tregua". Una pequeña sorpresa con una "cover" del "Come as your are" de Nirvana (on arrête là avec la langue de Cervantès : le français qui essaie d'adopter le jeu à l'espagnol, ça ne marche pas vraiment...) et Liga Quintana boucle son deuxième effort studio en dynamitant toujours plus son électro-rock pour le doper à coup de mélodies brûlantes... Fiasco total ? Pas pour tout le monde alors...

Liga Quintana / Chronique EP > Acustronica

liga_quintana_acustronica_cover Artwork sympathique, packaging agréable avec en sus des 4 morceaux présents sur le tracklisting, deux clips (ceux des titres "Bolsa" et "Personal") ainsi qu'une vidéo live en bonus : Liga Quintana joue la carte de l'efficacité et en fait des tonnes. Peut-être même un peu trop parfois, même s'il faut sortir du lot pour se faire remarquer. D'autant que les quatre membres de ce combo franco-espagnol n'ont pas vraiment besoin de ça, leur style le fait déjà pour eux. Electro-rock électrique flirtant avec un techno-rock incandescent, "Balsa" envoie les décibels d'entrée. Des riffs efficaces, des refrains accrocheurs, les quatre de Liga veulent en découdre et livre un premier morceau enlevé à l'énergie brute. Plus sensuel et nappé de textures éléctro omniprésentes, "Negra evidencia" et "Personal" montrent ce que peut être l'autre visage du groupe : plus posé, profond et intimiste. En allant creuser sous la surface de sa musique, le groupe s'expose et parvient en même temps à affirmer une personnalité musicale propre. Entre-temps, Liga Quintana nous aura livré un "El hombre que camina" un peu convenu, speedé et calibré pour foutre le feu aux dance-floors, mais aux rythmiques de discothèques difficilement supportables à la longue. A réserver aux amateurs. Quoiqu'on dise, le groupe ose, tente le tout pour le tout et s'il prend des risques, c'est pour mieux se rattraper en cas de chute. Compos originales, sonorités éléctroniques et énergie purement rock, les quatre ont la hype facile et un potentiel indéniable. Il ne leur reste plus qu'à concrétiser ça à grande échelle, parce qu'on vous le dit : Liga Quintana, c'est de l'éléctro-rock avec de vraies cojones.