laura cox - burning bright Non, Laura Cox n'est pas uniquement la meuf qui fait des covers de solo en débardeur ou en TShirt sur son canapé sur Youtube. Ça, c'était juste pour le fun et si la demoiselle n'a pas renié Dire Straits ou les Guns 'N Roses, elle joue désormais dans la cour des grands et pour son deuxième album a mis les petits plats dans les grands. Direction les Studios ICP de Bruxelles (Robert Plant, les Cure, Noir Désir, Louise Attaque...) pour enregistrer et l'Amérique de Howie Weinberg (Aerosmith, Nirvana, Jeff Buckley, U2, Deftones, PJ Harvey, The White Stripes, The Strokes...) pour masteriser. Dans ces conditions-là, pas question de se rater sur les compositions alors Burning bright joue la sécurité avec une solide assise "classic rock", des racines blues, un peu de hard, des mélodies punchy, une rythmique qui groove (ce n'est pas parce que la tête d'affiche est guitariste que la basse doit se cacher, il y a bien un vrai groupe derrière son nom !) et quelques solos de derrière les fagots pour enflammer la scène et voilà Laura Cox dans son élément. À l'heure où les "guitare héros" ronronnent (même Danko Jones n'excite plus Gui de Champi), les Parisiens varient les influences, les plaisirs, explosent les cases dans lesquelles on voudrait les enfermer et font un peu de tout et toujours très bien. Laura Cox est certainement la plus américaine des frenchies, sa musique est universelle et a suffisamment de qualités calorifuges pour qu'on passe l'hiver au chaud à l'écouter et dans de bien meilleures conditions que sur le tube...