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Lack, originaire de la capitale Danoise, Copenhague, est actif depuis une petite dizaine d'années. Le temps pour le groupe de participer aux compilations du label danois Play/Rec (avant de le rejoindre complètement en 2005 pour la sortie de son deuxième album Be there pulse, après un Blues moderne : danois explosifs déjà remarqué en 2001 paru sur Stickfigure), de sortir quelques vinyls 7", de partager un split 7" avec Beta Satan, de donner plus de 250 concerts à travers l'Europe et les Etats-Unis et de presque se séparer en 2002. Groupe placé entre Fugazi, Shellac, Menfolk ou Ricaine, Lack est un quatuor composé de Thomas (chant et guitare), Jakob (guitare), Kasper (basse) et Jacob (batterie) et revient sur le devant de la scène avec son troisième opus, Saturate every atom, sorti le 3 mars 2008 à nouveau chez Play/Rec (Hell On Wheels, Menfolk, Barra Head, Mount Eerie, Monoton,...) . Il sillonne actuellement les routes d'Europe et sera de passage en France dans quelques semaines, dès le 19 avril...

Review Concert : Lack, In noise we trust #2

Lack / Chronique LP > Saturate every atom

Lack - Saturate every atom Un chant tirant vers des aigus, parfois (trop) haut-placés, des guitares mélodieuses entendues comme trop accrocheuses, un beat facile donné par la batterie, seule la basse semblant sortir du lot : pas de quoi casser trois pattes à un canard ni de s'enflammer comme un zeppelin attaqué au lance-flammes ; voilà ce que j'avais retenu des premières approches de Saturate every atom. Et puis il y eu l'écoute supplémentaire, celle du déclic. Et là on entre carrément dans une autre dimension. Car Lack, possédant sa petite réputation de groupe capable d'envoyer du gros, ne pouvait me laisser sur cette impression aussi dévoyée.
Même si un son plus abrupt, moins liquide, donné à l'ensemble du disque aurait auréolé ce troisième album d'une patate phénoménale (pense-je), Saturate every atom est un de ces disque dont les capacités à s'introduire dans le système nerveux du citoyen lambda tutoient la perfection. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Du dernier hit électro-débilo ? D'une énième chansonnette bien-pensante à faire frémir les Caliméros ? Pas vraiment ! Pour qui ne le saurait pas encore, Lack se situe, grossièrement, dans une famille de groupes étiquetés "post-hardcore" tel qu'il est conçu depuis le tout début des années 1990, principalement avec l'avènement des précurseurs en la matière : Fugazi. Autant dire que les danois jouent dans la cour des grands. De plus, ils ne sont pas à la traîne lorsqu'il s'agit d'introduire d'autres idées à leurs compositions : power-pop, indie rock, emo, noïse et même sursauts grungy font bon ménage au sein de Saturate every atom. Certes, le groupe a donné à cet album une teinte quelque peu radiophonique mais pas de quoi émousser son audace : le chant de Thomas se révèle être extrêmement captivant, la 6 cordes de Jakob scintille de bonheur tandis que Jacob propose un parcours de choix à ses baguettes. Et Kasper n'en fini pas de nous épater grâce à sa basse dont la présence est plus qu'indispensable !
Soft (désolé pour l'anglicisme) en apparence, ce nouvel album de Lack se révèle être très séduisant sans se faire lassant et parvient à combiner subtilement ardeur et rafraîchissement. Bref, garni de ses 13 tubes en puissance, Saturate every atom a de quoi en laisser plus d'un/e en état de manque en ce début de printemps... dans l'attente d'être satisfait en concert !