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Kronem c'est Romain à la guitare et au chant depuis 2008. Déjà quelques méfaits : trois démos (Comes a time, No More, Questioning his own equation,) un EP intitulé MonkeyWrench et enfin Pocahontas, un album sorti en 2011.

Kronem / Chronique LP > Pocahontas

Kronem - Pocahontas Dans sa bio, Romain aka Kronem fait déjà tout mon boulot en situant parfaitement sa musique : Fugazi, Neil Young & Pearl Jam... Bam, ça c'est fait. Et une biographie bien faite, c'est pas si courant parmi les disques que l'on reçoit, beaucoup de groupes citent des références qui n'aident pas vraiment le lecteur/chroniquer à les situer, avec une déception et/ou un mauvais aiguillage à la clé. Oui, la promo, ça se travaille aussi. A bon entendeur.
Bon, on va quand même te dire pourquoi il a parfaitement raison de citer ces influences et pourquoi (bis) il le fait particulièrement bien. Et ça vient dès deux premiers titres intitulés "24/48" et "Drown" : une guitare électrisé, une voix et rien d'autre... Prends la hargne et l'envie d'en découdre d'un Fugazi, le dépouillement guitare/voix de certains albums de Neil Young, les accalmies émotionnelles d'un Pearl Jam (la voix évoque d'ailleurs souvent un Eddie Vedder avec le grain de Cantat (Noir Désir)) et tu obtiens une sacré mixture qui va nous tenir en haleine durant 11 titres. Et là, tu t'interroges forcément : la formule doit être sacrément lassante à la longue. Même pas. Kronem sait varier les ambiances, les intentions et ça, on s'en rend compte dès "Synapses", un très beau morceau low-tempo qui lorgne vers le Pearl Jam des climats tempérés. La suite est toute autant prometteuse : "Silver & gold" est un morceau instrumental bien classe où la tension reste reine, "Down by the river" offre de belles phases vocales tandis que "Can't even walk" nous rappelle que le nombre ne fait pas forcément l'impact. Les pistes suivantes, "Dress" & "Mission" voient leur géniteur se doter d'une guitare acoustique, nous livrant une espèce de cassure dans l'album et de beaux titres, encore une fois. La fin de Pocahontas va se conclure sur deux étapes agressives ("Still there", "Teenage angst") et un "Who are you" très inspiré nous permettant un retour à notre petit quotidien avec la satisfaction d'avoir découvert quelque-chose d'assez singulier. Une vraie curiosité que cet artiste et cet album.