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Kom est allemand et évolue en tant que tel depuis 2006. Kom est un quartet dont les membres sont originaires de trois villes différentes. Kom n'aime rien faire comme les autres et n'a donc aucune vraie stratégie marketing ou de plan de carrière. Kom aime Kom mais aime aussi Radiohead et Robert Wyatt. Kom a sorti un double 3''CD book en 2006 puis un 10'' fait main trois ans plus tard, avant de publier son premier album en 2010 via Denovali Records. Kom fait du Kom et s'adresse essentiellement aux fans de... Kom.

Kom / Chronique LP > Berry white

Kom - Berry White Si Kom se plaît à brouiller les pistes quant au contenu de sa musique avec le titre de son album, c'est surtout parce que Kom ressemble énormément à... Kom. Pour faire plus court, le groupe évoque vaguement Radiohead, Sigur Ros et Robert Wyatt, mais ses morceaux ont quelque chose d'inimitable et font en sorte que la griffe du groupe ne ressemble à aucune autre. Notamment parce que de 'Hoist" à "Dart", de "Fruits" à "Seek", le quartet germanique semble évoluer en permanence sur un fil invisible séparant indie-rock (pour le songwriting et le chant) et post-rock (pour les atmosphères et les arrangements). Et si sur le papier, cette association stylistique ne semble rien n'avoir d'extraordinaire, dès que l'on pose le disque sur la platine, le charme opère quasi instantanément. C'est aussi ça la "Kom's touch".
Une étreinte mélodique, des titres empreints d'une poésie lunaire ensorcelante ("Exobeat", "Citrinus"), Berry white, c'est une jolie douzaine de pièces courtes et enivrantes sculptées dans une matière musicale précieuse, un alliage instrumental qui fait ressortir jusqu'au plus infime détail du travail de composition de Kom ("Twenty", "Fiftings"), Il est de ces albums à l'égard desquels on garde une certaine distance lors de la première écoute, pour finalement se laisser prendre au jeu au fur et à mesure que les morceaux défilent encore et encore ; et finalement s'y perdre avec plaisir, celui-ci en fait partie. ll n'y a pourtant ici aucun single évident, juste une suite de compositions aux couleurs différentes, aux ambiances changeantes mais formant paradoxalement un tour parfaitement homogène ("Teer", "Polyester day"). Et c'est tout ce qu'il faut à Kom pour imposer sa griffe.