Matthew High Matthew High Vous venez de terminer votre tournée européenne à Londres, c'était votre dernier jour. Comment a été la réaction du public ? Dans quel pays avez vous trouvez le meilleur accueil à votre musique ?
Barret Wilke (batterie) : Je dois rentrer chez moi avant de réaliser quelle était la meilleure ville… Mais je pense que ce soir il avait un bon feeling, c'était très sympa. Mais il y a encore plein d'endroits où nous devons jouer et il y a encore beaucoup de choses à venir.

Quel lieu avez vous préférez ? Quel est votre meilleur souvenir ?
Lucy Atkinson (basse) : Le plus mémorable a été lorsque l'on s'est fait agressé en Slovénie… Le meilleur était… ce soir c'était bien, Londres est bien. Berlin était bien, et Prague, et Zagreb. Toute l'Europe de l'est en général.
B W : C'était vraiment énorme de jouer en Europe, au Pays-Bas, au Vera Club. Il y a énormément d'histoire là bas, c'était vraiment excitant. Il y avait tous les posters de tous les groupes qui ont joués là depuis des années et des années. C'était un véritable honneur de jouer là bas. J'ai adoré Prague. On a joué dans un campus, dans une sorte de dortoir, ça s'appelle le 007 et les gens étaient vraiment enthousiastes. Ils étaient tout simplement passionnés de musique. Il y avait aussi un autre endroit, à Leuven en Belgique. C'était le même genre de choses là bas, une sorte de club mythique, les propriétaires étaient à fond dans la musique. Très accueillants. Beaucoup d'endroits où nous sommes allés, les gens étaient tout simplement passionnés. Partageant leurs histoires avec nous.

Pourquoi n'êtes vous pas venus en France ? Y a t'il une raison particulière ?
B W : On a des contacts en France. On a essayé d'organiser le maximum de dates où nous pouvions jouer, pour beaucoup d'autres on ne pouvait pas. Pour plusieurs raisons le concert en France fut abandonné. Je ne sais pas pourquoi exactement. C'est compliqué d'organiser une tournée. Nous voulions faire d'autres concerts aussi. Nous voulions jouer en Suède, ça a été abandonné. Nous voulions jouer en Italie, ça a été abandonné. Dans certains cas c'était parce que le voyage était trop long. Mais pour la France, on veut vraiment jouer en France, cela n'a pas marché comme cela devait, histoire de dates. On a joué tous les soirs, on a fait du mieux que l'on a pu. On a voyagé un maximum, du mieux possible, mais quand nous reviendrons nous essayerons de passer en France.

Vous venez de sortir un split avec Acid Mother's Temple, comment cette idée vous est elle venue ?
B W : En fait tu devrais plutôt demander à Chris, Lucy et Matthew à propos de cela. J'ai rejoins le groupe après eux. Il y a un an et demi, deux ans. La première fois qu'ils ont rencontré AMT, en fait c'est Chris, ils ont d'abord rencontré Kawabata Makoto, ils sont partis en tournée avec Mainliner. C'est comme ça qu'ils se sont connus. Mais comment ils ont connu Mainliner, je ne sais pas, je n'étais pas là.
Chris Martin (guitariste) : On a tourné avec Mainliner en 1999, et on est devenus amis avec Kawabata. Lorsque Acid Mother's Temple est arrivé à Seattle, on a joué avec eux, ensuite on a fait une tournée avec eux au Japon en 2001, puis une autre tournée aux Etats-Unis en 2002.

Lucy, peux-tu nous parler de cette collaboration musicale avec AMT ?
L A : Nous sommes amis depuis longtemps. On a tourné avec eux une paire de fois et on les a accompagnés au Japon. Et quand nous étions là bas on a bien accroché, on s'est dit pourquoi ne pas jouer ensemble. Et c'est ce que l'on a fait. Et l'année dernière Chris a dit que nous devrions mettre tout ça ensemble, c'était vraiment bien. Donc lui et moi avons parlé à AMT de cela et ils voulaient en faire un enregistrement, nous en avons parlé à SubPop et ils ont adoptés l'idée sans problème. Nous avons alors enregistré une nouvelle chanson, et ensuite Chris a mixé une des chansons AMT et Kinski puis Kawabata a mixé l'autre chanson commune. Les deux mroceaux du milieu du split sont donc mixés par les leaders des deux groupes, la première chanson est la notre et la dernière la leur.

Ce n'est pas commun de sortir un split après plusieurs album ?
B W : Nous en parlions depuis longtemps, on proposé l'idée au label SubPop, et ils ont aimé... en fait ils voulaient sortir un vinyle et cela nous a vraiment plu. Mais nous étions un peu anxieux pour sa réalisation, comment faire, et en fait le vinyle est déjà totalement épuisé, ils ont tout vendu.
L A : Nous faisons les choses juste parceque nous pensons que cela sera sympa et de la bonne musique. Nous avons pas mal de compilations qui vont sortir prochainement et le prochain album n'est pas prévu pour tout de suite.

Dans toutes vos chansons, on n'en trouve qu'une avec de la voix, le reste est instrumental, pouvez nous expliquer ce choix ?
Chris Martin Chris Martin L A : Il y a beaucoup à dire avec la musique, juste dans la musique elle même, émotionnellement, et c'est ce qui compte le plus pour nous. Il n'y a rien que nous ayons exprimer avec des mots pour le moment.

Ce choix de ne pas utiliser de paroles dans vos chansons montre que vous ne serez peut-être jamais…
LA : …célèbre ?
Oui, pour résumer !
L A : Tout le monde nous dit, vous devriez chanter plus, vous devriez chanter plus. On ne le fait pas, on ne peut tout simplement pas.

C'est juste un meilleur feeling pour la musique ?
L A : Oui, si nous chantions, nous devrions penser que veut on exprimer, comment l'amener, ce ne serait pas naturel. Nous avons une chanson du second album et une autre dans le troisième avec des paroles, elles étaient évidentes, elles nécessitaient une voix. Mais les autres non, ce serait se forcer d'en ajouter.

Est ce que le label ne vous influence pas dans cette direction ? Etes vous indépendants dans la création ?
L A : Non nous faisons ce que l'on veut. Nous sommes très indépendants.

Chris, tu sembles être le cerveau "technique" de Kinski, est ce vrai ?
C M : En fait j'amène la plupart des idées, ensuite nous les travaillons avec le reste du groupe.
Tu utilises beaucoup de pédales d'effets sur scène, combien en utilises tu ?
C M : Je ne sais pas ! Plus de dix normalement, mais ce soir je ne les ai pas toutes utilisées.

Etes vous content de cette tournée européenne ?
C M : Oui, ce fut une grande expérience, les gens ont été très accueillant.

Quelques mots pour le public français ?
C M : La prochaine fois nous jouerons en France, on en a envie.