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Biographie > la cinétique de la pop

Kinetic est un groupe récent (2001) mais dont les membres (Stéphane au chant, Kristof à la guitare, Kevyn à la basse et Romain à la batterie) ont déjà sévi dans différentes formations nordistes. Comme tous les groupes, la première phase est celle de la composition... puis vient l'enregistrement d'une démo (3 titres) pour démarcher les petites salles... Les concerts s'enchaînent donc jusqu'au retour aux studios (Studio 2) pour 4 titres mais cette fois-ci, c'est du très sérieux et Stéphane Buriez assure le mixage au LBLAB. En janvier 2003, ce maxi éponyme est dispo dans quelques bacs, le groupe retourne sur scène, bosse un set acoustique et a déjà en-tête l'enregistrement d'un album...
Des divergences musicales mettent fin au groupe en septembre 2005...

Kinetic / Chronique EP > Kinetic

Kinetic : Kinetic Kinetic aime jouer sur les ambiances, se plaît à installer le calme et à déchaîner ensuite des tempêtes de distorsion, tout au long du quart d'heure de ce maxi éponyme la quiétude n'est jamais très loin de la tension et vice versa. Ca commence plutôt nerveusement avec "All gone", le morceau le plus abrupt des quatre, les riffs du refrain sont très accrocheurs, assez métal dans l'esprit mais comme les couplets sont délicats et le chant (toujours en anglais) est clair et mélodieux, le tout reste rock'n'roll. On enchaîne avec un titre révélateur des influences du quartet Lillois : "Down & through", plus pop que le précédent, il énonce clairement la filiation avec Silverchair, la façon dont le titre s'énergise et dont Stéphane monte dans les aigus ... toute la compo est marquée par le style des aussies (les titres les plus rock après Neon ballroom), "Down & through" se termine avec une petite Radioheaderie du plus bel effet. Le jeu avec les distos continuent sur "Hugs & chords", le schéma couplet calme / refrain saturé est simple, efficace, maîtrisé. "Little place" clôt le maxi avec de superbes sonorités dans les textes ("Well I know this joy'll die soon / It's not an eternal cure / But I need it to carry on / When the moon replaces the sun"). J'en ai pas parlé mais le son est bien evidemment béton, le seul mini reproche est pour le son de caisse claire qui, sur quelques refrains, est un peu trop surmixé pour mes petites oreilles...
Kinetic s'offre un premier maxi de grande classe dans un style finalement assez peu pratiqué en France (tout au moins à ce bon niveau-là !), une carte de visite qui devrait leur ouvrir des portes, la lumière est derrnière celle qui porte le numéro 4.