rock Rock > Kimmo

Biographie > Est-ce Kimmo?

Originaire, selon leur bio particulièrement fantaisiste, de Finlande mais exilés en France, les membres de Kimmo n'ont pour seul but que de proposer une musique qui soit la synthèse de leurs backgrounds musicaux. Rock, noise, old-school, le tout arrangé à leur sauce, ça par contre, c'est à cent pour cent juste, les Kimmo délivrent un cocktail un peu barré de musique aussi inventive que personnelle, radicale qu'authentique. Au travers d'un premier EP intitulé After the show et enregistré en décembre 2003, au coeur d'une "zone temporaire de liberté à Paris" (c'est ce qui est écrit mot pour mot sur le CD), le groupe concrétise ses velléités musicales le temps de quatre titres autoproduits.

Kimmo / Chronique EP > After the show

Kimmo - After the show EP Un rock tendant vers la noise, parsemé de cris et hurlements rageurs, un peu foutraque sur les bords, hypnotique et ensorcelant, l'introductif "Modern love" présente un groupe tendant vers l'expérimental et la prise de risques sans filin ni limite. La suite ("H (and not I)") est sensiblement du même acabit, Kimmo fait partie de ces groupes qui n'aiment pas se soucier des conventions et qui contre vents et marées, délivrent leur rock abrupt et radical. On l'a compris, "sans concession", c'est à peu de choses près de cette manière que l'on peut définir la musique du groupe.
Sans limites, "Sunday" puis "Seven" poursuivent dans cette voie, en mettent un peu partout sans jamais se soucier des miettes, intriguent et déroutent sans jamais dériver d'un iota de la ligne de conduite que le groupe semble s'être fixé sur After the show : se lâcher sans se soucier de rien ni personne. Il est dès lors clair que, tel un innocent dans le couloir de la mort, Kimmo veut se libérer de ses chaînes pour retrouver l'air libre, et ce, à n'importe quel prix. C'est d'ailleurs sur ce dernier point que le bât à tendance à blesser. A trop en faire, à ne jamais se poser la moindre limite, comme souvent, on peut perdre du monde en route. Mais en même temps, étant donné que le groupe semble s'en moquer éperdument, on ne pourra que les laisser faire.
Après le concert, les lumières s'éteignent, le monde retrouve son aspect normal, nous on reste encore un temps la tête à l'envers, légèrement sonné par l'étonnant effet que procure le traitement infligé par Kimmo. Certes, difficile de dire si le groupe pourra poursuivre de manière durable dans cette voie sans définitivement se casser les dents, mais pour le coup, les finnois sont allés au bout de leurs désirs (ou délires) musicaux et ça, c'est une démarche trop peu souvent assumée en ces temps de "tout marketing" hyper commercial.