Killer Boogie -acid cream Aaah les seventies, cette époque où les guitares étaient reines, les chanteurs des demi-dieux et le rock inondait les terres émergées. Je n'ai personnellement pas connu cette glorieuse décennie, mais j'essaie d'imaginer ce temps, avant l'avènement des machines, des beat box et des samples. Mais grâce à Killer Boogie, on peut éventuellement retrouver cet esprit de liberté : une guitare fuzz omniprésente, punchy et groovy qui se délecte dans des solos jouissifs, un chant rock appuyé où chaque fin de phrase semble se terminer par un "yeah", une batterie qui envoie autant qu'Animal dans le Muppet Show (oui, on reste dans le trip 70's) et une basse qui double le rythme. Tout commence par "Superpusher 69", une intro instrumentale qui annonce la belle couleur de ce qui va suivre. Comme du rock qui swingue ("The day of the melted ice cream"), ou une parenthèse bluesy ("Mississipi"), voire une ballade un peu psyché ("Let the birds fly") ou "Atomic race" et sa guitare aux riffs de malades et son gros solo. Une belle résurrection de l'esprit 70's pour ce groupe de Rome, qui a même repris les codes graphiques de l'époque pour la pochette. Avec Killer Boogie, le passé, ça se respecte.