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Kevine Devine - Between The Concrete & Clouds Natif de Brooklyn (New York, USA), Kevin Devine a vécu sa jeunesse du côté de Staten Island, entre Manhattan et le Queens, ce qui en fait un pur "produit" de la Big Apple new-yorkaise, ce qui se ressent dans la musique qu'il joue, entre indie-rock et folk/acoustic typiquement nord-américain. Musicien quasi exclusivement solo, il livre son premier disque en 2002 avec un Circle gets the square passé relativement inaperçu outre-Atlantique (et plus encore sur le vieux continent par voie de conséquence), mais qui ne l'empêche pas de récidiver avec le plus remarqué Make the clocks move l'année suivante, puis de gagner un peu plus en notoriété en 2005 avec son troisième long-play Split the country, split the street. Une reconnaissance naissante qui lui vaut de signer chez Capitol Records pour la sortie de Put your ghost to rest (2006). Mais malheureusement, il se fait lourder par son label quelques semaines plus tard suite à la fusion/absorption/acquisition/destruction/sabordage massif EMI/Capitol Records/Virgin Records.
Pas découragé pour autant, Kevin Devine fait rééditer son quatrième album par le biais d'un petit label indé US Procrastinate! Music Traitors, initié par les membres de Brand New. En 2008, le new-yorkais livre son cinquième album par le biais du collectif d'artistes américains Favorite Gentlemen records avant de le défendre abondamment sur les scènes du territoire nord-américain, aux côtés notamment de Nada Surf, Thrice ou des membres de Manchester Orchestra, avec lesquels il monte en 2009 le side-project Bad Books et livre un album éponyme un an plus tard. Entre-temps, KD a commencé à plancher sur son sixième album solo intitulé Between the concrete and clouds, qu'il met en boîte entre 2010 et début 2011. Quelques mois plus tard, nouveau coup d'accélérateur dans sa carrière, il signe chez l'éclectique Razor & Tie (Angelique Kidjo, Madina Lake, Norma Jean, Shadows Fall... P.O.D et Vanessa Carlton...) pour l'Amérique du Nord et Arctic Rodeo Recordings (Far, Horace Pinker, Jonathan Inc., VS.Rome) en Europe.

Kevin Devine / Chronique LP > Between the concrete & clouds

Kevin Devine - Between the concrete & clouds Parfois on reçoit des albums, comme celui-ci, dont on ne sait trop quoi dire. Pas exactement le truc dont on parle énormément d'habitude, pas non plus un album complètement fracassant, encore moins une découverte qui met tout le monde d'accord quelque soit le style pratiqué... et pourtant, en plus de son titre plutôt inspiré Between the concrete & clouds, le sixième album solo - même s'il est entouré d'un backing-band, de Kevin Devine (là, il était aussi peut-être temps qu'on commence à se pencher sur son cas quand même), dévoile, écoute après écoute des qualités insoupçonnées et surtout gagne à chaque fois en potentiel de sympathie.
Kevin Devine, c'est donc un songwriter new-yorkais typiquement dans la mouvance indie-rock/pop/folk qui n'invente pas grand chose sur le fond, mais qui fait ce qu'il fait en y mettant les formes. Et de temps en temps, il parvient à trouver cette étincelle d'inspiration qui ferait simplement succomber n'importe quel amoureux de jolie mélodie finement ciselée autour d'arrangements fins et élégants. Le reste du temps, il assure un minimum syndical plus qu'honorable qui, même s'il ne restera pas toujours gravé dans les mémoires, ne prend pas l'auditeur pour un con, ce qui dans l'industrie du disque actuelle n'est finalement pas si courant lorsqu'on y réfléchit bien.
"Off-screen" puis "The first hit" lancent idéalement bien l'album : les motifs mélodiques sont bien dessinés, l'émotion naissante parfaitement esquissée et Kevin Devine nous sert sur un plateau des morceaux plus que sympathiques que l'on découvre avec un plaisir non dissimulé. Si la suite n'est clairement pas toujours du même niveau (poussifs "Sleepwalking through y life" et "11-17"), il restera au moins ça. Et quelques très bons titres aussi reconnaissons-le, comme l'entêtant "Awake in the dirt" ou le lumineux "A story, a sneak". Des morceaux qui parfois gagnent même en électricité jusqu'à satelliser l'album là où l'on ne l'attendait pas particulièrement. Et une fois passé un "The city has left you alone" complètement insipide, on peut même conclure avec un "I used to be someone" qui laisse à penser qu'un peu mieux entouré, Kevin Devine pourrait clairement écrire d'excellents albums sur la durée et non plus seulement "que" quelques pépites éparses.