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Combo originaire de Suisse, June DeVille est constitué de James War (basse, voix et attitude), Max Stauber (Guitare, music et paroles) et Thomas Target (batterie). Leur premier album voit le jour fin 2009 via Hungry Ghost Prod et c'est déjà une sacrée réussite.

June DeVille / Chronique LP > Swan songs of the coyote

June Deville - Swan songs of the coyote Après un premier album éponyme excellent, Les June DeVille nous étaient apparus comme des musiciens excessivement doués, dotés d'une identité assez hors-du commun. Oui, tu devrais peut-être relire la chronique de June Deville qui mérite toujours qu'on s'y attarde. Ils reviennent aux affaires avec un second méfait qui s'inscrit dans la continuité du premier : ils s'autorisent à peu près tout et avec une sorte de décontraction révélatrice d'un capital confiance conséquent. Et le capital confiance, il vient pas par hasard : soit ces mecs bossent comme des malades, soit ils ont un talent fou, soit ils cumulent les deux mais en tout cas, le résultat est là. Dès "The grand desperate race for love" et "Rebecca's evil eye", on retrouve le June DeVille qu'on aime : affuté comme pas deux et prêt à en découdre... jusqu'à la capitulation de l'auditeur. Au mieux, quelques morceaux... Au pire, quelques écoutes. On savoure la retenue de "The blues of powerful", on se délecte de la furie dégagée par "Swords and wines" et "Railway flirt (love in Lausanne)". June DeVille, c'est toujours foncièrement grunge, carrément noise, pas mal stoner, parfois un peu blues et même un poil jazzy et le groupe s'en sort toujours à merveille. Sans aucun problème de cohérence ni de songwriting. Même quand ils jouent à être les Foo fighters à la place des Foo fighters sur "Forbidden song III", c'est pour pondre un tube imparable et immédiat dont ils n'ont absolument pas à rougir devant Dave G. et cie. Vraiment balèze de chez balèze. Seul regret pour ma part, c'est d'avoir choisi de singulariser les "Forbidden song" comme des exercices de styles de fin d'album, alors que qualitativement, ça vaut le reste du disque et qu'elles auraient sans doute pu s'intégrer, avec un peu d'ingéniosité, dans la globalité de Swan songs of the coyote. Presque parfait donc.

Note : les albums sont en téléchargment libre via le lien suivant.

[ch] JuneDeville: Site officiel (105 hits)External ]

June DeVille / Chronique LP > June DeVille

June DeVille - June DeVille June DeVille, ça pourrait être le petit nom d'un énième ersatz de Dita Von Teese mais c'est surtout un trio from Lausanne qui vient de nous livrer un album excellent de A à Z. Entre grunge, déflagrations noisy et relents stoner, le groupe ne choisit pas et opte pour une mixture à la fois originale (grunge 2.0 ?), détonante et puissante. "Raw" démarre l'album sur les chapeaux de roues et signalera le début d'une montée en puissance qui atteindra son apogée quelques titres plus tard. Et puis en fait non, les June DeVille vont déployer l'artillerie lourde dès la deuxième plage avec un "The whore" en forme de tuerie post-grunge noisy qu'on ne peut passer sous silence : riff pesant qui incite au headbanging, un chant arraché et sans fioritures à la manière de Mudhoney, un morceau qui évolue vers des sphères plus enlevées. "Through stoned eyes", le titre suivant, continue son entreprise de séduction massive : un riff made in Unida, un rythme tendu, un break qui fait repartir le morceau vers quelque-chose de plus survoltée avec toujours ces atmosphères stonerisantes.Terrible. Si la prise de contact est aux petits oignons, le reste de l'album ne sera pas en... reste. Les June DeVille vont en effet maintenir la qualité du songwriting en enchainant les moments de bravoures et les petites trouvailles sonores. On pourrait te citer le fabuleux "Beasts, masks & mammouths" et ses coups de butoirs math-rock; et/ou l'excellent "I might be interested" ou comment pondre un tube avec un riff efficace et une phrase en forme de doigts d'honneur à la bienséance ambiante ( "I just don't give a fuck !"). Les June DeVille signe donc une putain de galette dotée d'un culot (cf. le passage death bien fun sur "Igor" ) et d'un talent hors-norme : sonner comme une réunion entre les Nirvana, les Jesus Lizard et Kyuss, c'est définitivement pas donné au premier quidam et eux l'on fait. Il est certain qu'ils vont trôner dans mon peloton de têtes des sorties les plus marquantes de cette fin d'année. Un grand moment de rock'n'roll : chapeau bas.

Note de Cactus : le digipack est à l'image de la musique, très-très réussi.