The Junction - Dive Je vous fais les présentations car cela m'étonnerait fortement que vous ayez eu vent de ce groupe et encore moins de cet album. Et je suis sûr que même le nez fin de notre Gui de Champi national n'est allé jusqu'à Padoue pour dégoter cette formation de garage post punk indie pop rock (je mets tout, comme ça je suis sûr de ne pas me planter). Alors, je vous la fais courte : The Junction est donc un power trio italien - pour ceux qui n'avaient pas compris que Padoue est en Italie - qui a sorti un premier album en 2012 (Let me out!) puis un deuxième en 2015 (Hardcore summer hits) avant de changer de bassiste en 2018 et d'enregistrer avec lui un troisième disque, Dive, dont nous allons vous toucher deux mots.

L'expérience d'une dizaine d'années du groupe ainsi que sa centaine de concerts démontrent assez vite à l'écoute qu'il touche sa bille dans son domaine. C'est propre, bien exécuté, et toutes les influences et genres cités ci-dessus sont bien digérés. Sonic Youth est celle qui nous vient à l'esprit parmi les premières, entremêlé de l'univers musical de quelques groupes de Walter Schreifels dont Quicksand et Rival Schools, avec quelques surprises (frayeurs ?) abruptes à la clé quand le refrain de "Dive" sent le pastiche d'un truc à la Sum 41. On en rigole car la quasi majorité du contenu de ce disque est franchement bon avec son lot de riffs tendus, contrebalancé par moments de ballades mélodiques à la Nada Surf première génération. Il est même possible d'entendre un soupçon d'At The Drive-In dans "Try something new". Bref, je le redis, que des bonnes choses à l'intérieur de ce Dive, se résumant à une plongée de 35 minutes dans un univers vous rappelant ce pourquoi vous aimez autant le rock dans tout ce qu'il représente, ou ce qu'il a représenté dans les 80-90's, pour être plus précis. L'histoire continue !