Jose and the Wastemen - Six city songs C'est à la cool que Jose and the Wastemen revient dans nos oreilles avec "High", première des Six city songs, titre doux, candide, naïf, tranquille où passe Lull (qui joue aussi avec Settled In Motion) pourtant on aurait pu penser qu'en quittant les cigales et la campagne cévenole (Seven Cevennes cicadas) pour se tourner vers la ville, on gagnerait tout de suite en rythme, en intensité, en urgence, en un mot : en urbanité. Non, il faut attendre la deuxième plage et la reprise "Going down" pour trouver de la nervosité chez Jose and the Wastemen, ce très bon morceau écrit par les Sleazy Kids en 1991 est ici interprété par trois ex-membres de ce groupe, Renaud (chanteur) et Didier (guitare) rejoignent Jose qui fut leur bassiste pour un anniversaire (20 ans déjà !) qui démontre que le temps n'a pas de prise sur les bons morceaux. Ambiance plus désertique ensuite avec l'invitation "Go fuck yourself" où sont invités Nadj au chant et Jeff Nolan à la guitare, le zicos de Screaming Trees, Scott Weiland et de The Ludes lâche un solo lancinant puis excité voire excitant, qui aurait cru que de l'americana au stoner il n'y avait qu'un pas ? L'invitation suivante est tout aussi charmante puisqu'après être allé se faire voir (pour rester poli), on nous donne rendez-vous au cimetière ("Meet me at the graveyard"), on se rapproche certes de nouveau de la ville et de son tumulte, c'est plus lourd, plus grave, plus éraillé, un peu plus fou aussi mais ça fonctionne terriblement. Nouvelle escapade plus rurale avec "Gone", de nouveau en duo avec la voix de Nadj, retour sur des tempos lents, histoire de prendre le temps de sentir chaque note de la guitare et de bien écouter le son glissait sur les cordes. "Everyday" est lui aussi plutôt calme, c'est un titre du dimanche matin, un de ceux qu'il vaut mieux écouter au soleil que sous la pluie, dommage qu'il soit moins intéressant que les précédents car c'est la dernière touche de l'EP.
Jose and the Wastemen continue de se découvrir avec Six city songs, ses amours passées, ses envies, ses références s'accumulent et façonnent son identité peu à peu mais une chose est déjà sûre, le combo apprécie les objets musicaux car que ce soit le vinyle ou le digipak, le contenant a de la gueule !