Joolsy - Interstellar Troubadour Mon bon dealer de musique pop Théo a encore frappé. Et juste, en plus. Et une fois n'est pas coutume, sa bonne recommandation concerne un artiste français à propos duquel je vais consacrer quelques centaines de signes (comme on dit dans le jargon journalistique). Cet artiste, c'est Joolsy.

Après un premier album en 2016 et un départ de Paris pour la campagne, voilà que déboule sans crier gare Interstellar troubadour et ses onze titres de qualité. Chanté moitié en anglais, moitié en français par Joolsy (Julien à l'état-civil), ce disque est aussi touchant que réussi. À force de regarder le ciel et de profiter de la quiétude de sa nouvelle vie Normande, Joolsy use sans retenue de métaphores liées à l'astronomie pour évoquer diverses thématiques dans ses jolies chansons, comme l'écologie, la mort ou nos nouveaux réseaux asociaux. Interstellar troubadour est aussi raffiné qu'éclairé, et les guitares aux sons clairs s'accommodent parfaitement avec les nappes de piano et la candeur de la voix du musicien multi instrumentiste, tandis que la rythmique feutrée de la contrebasse et de la batterie illumine le tout. Ça frappe juste à tous les coups avec une patte de velours et un bon goût incontestable, et les amateurs de mélodies y trouveront assurément leur compte. Que les morceaux soient mélancoliques ("Système solitude"), un brin décalés ("Le grand pique-nique cosmique") ou tout simplement touchants ("Astéroïde", "Heaven"), Joolsy marquera forcément les esprits par ses arrangements Deluxe, sa fraîcheur et sa bonhommie artistique. Pas de chichi, pas de surproduction inutile, juste onze jolis moments tendres, simples et savamment orchestrés.

J'ai passé de bons moments à écouter (et réécouter) Interstellar troubadour, c'est un fait. Un disque léger mais avec du caractère qui s'écoute en toute circonstance. À tel point que cette agréable galette n'est pas loin de décrocher la lune. Ah mince, j'ai craqué !