Jon Spencer Blues Explosion - Year one Avant-propos et petite précision nécessaire avant d'aller plus loin : le label Shove Records ayant décidé de rééditer une bonne partie (sinon toute ?) de la discographie de Jon Spencer Blues Explosion, on va essayer de suivre. Par contre, les CDs étaient parvenus en ordre dispersé jusqu'à la boîte aux lettre de votre serviteur, les albums ne vont pas être forcément chroniqué dans le sens chronologique de ces re-sorties. D'où Year one qui se retrouve présentement examiné en long en large et de travers... bien qu'il ait été réédité avant Now I got worry. En même temps, ça dépend des pays donc bon... Tout ça pour dire... euh bah pas grand chose mais comme ça ce sera fait quand même. Et puis faut bien s'échauffer un peu le clavier parce que 38 titres, ça ne s'enfile pas comme ça quand même.
Oui, 38 vous avez bien lu et un seul dépassant la barrière des trois minutes. Donc ça va aller vite. Jon Spencer Blues Explosion. Du rock dur on le sait, légèrement bruitiste, foutrement barré par moment, surtout très blues... et explosif (oui, chroniqueur musical, c'est tout un métier parfois). On va s'épargner le soin et l'analyse assez rébarbative sinon répétitive, ou les deux, des presque quarante morceaux que compte la galette et on en vient à l'essentiel, Blues Explosion. Forcément redondant vue la profusion de titres et pourtant toujours électrisant, peut-être si on y pense parce que leur power-blues incendiaire n'est efficace que dans sa répétitivité. Ou alors, c'est la hargne que Jon Spencer & ses boys mettent dans leurs brûlots tantôt orageux, tantôt plus apaisés et parfois enveloppés de quelques effluves country/western rock qui remporte l'adhésion, les martèlements frénétiques et autres rythmiques punk racées qu'ils insufflent s'imposant comme autant d'arguments en faveur de cette abrasion blues-rock de crâmés dont le groupe s'est fait le chantre depuis toute une flopée d'albums. Classe... comme à chaque fois.