Joey Jeremiah
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Joey Jeremiah / Chronique Split > Joey Jeremiah/The Skeletons Fall
Bon, les gars, vous me connaissez, le hardcore truc machin chouette, c'est pas vraiment ma came. Surtout après une journée de boulot fatigante et éreintante. (que celui qui ose dire "mais tu bosses pour le W-Fenec ? c'est pas avec ton rendement que tu vas être crevé" aille pourrir en enfer auprès de Dee Dee Ramone et Sid Vicious !). N'empêche que cette nouvelle production des Joey Jeremiah partageant la galette avec les Belfortains de The Skeletons Fall me fait du bien à chaque fois que j'enfile le split dans ma hi-fi. Et pour cause, ces deux groupes produisent un son de qualité, et même si j'ai toujours un peu de mal avec les voices de ce genre de groupe (question de goût hein ?), l'ensemble est résolument rock 'n' roll, et ça, j'aime !
Premier groupe à entrer dans l'arène, Joey Jeremiah profite de ce disque pour nous apporter du sang neuf. Agréablement surpris par Unexpected hate, leur précédent disque, les quatre gars développent toujours ce rock teigneux et énergique. C'est parti pour cinq titres qui ne font ni dans la demi mesure, ni dans la finesse. Mais n'allez pas imaginer que l'ensemble est linéaire et gratuitement brutal. Loin de là ! Car les riffs développés par Joey Jeremiah puisent tantôt dans leurs influences rock, tantôt dans la puissance du punk, le tout saupoudré de hardcore, et le tout est mixé pour un meilleur effet. Passant de titres extrêmes ("Turmoil", "My Own Victim") à des morceaux résolument plus punk ("More than a Certainty", Kill your heroe"), Joey Jeremiah se joue des codes et balance des missiles non identifiés qui font mouche à chaque fois. Les morceaux sont bien construits, les refrains sont terriblement efficaces, et l'ensemble est méchamment exécuté. Les Spinaliens ne tournent pas en rond et nous offre une nouvelle fois un ensemble compact et diversifié. Je n'ai pas beaucoup de référence en la matière, mais je ne pense pas me tromper en certifiant que ce groupe a vraiment la classe.
Après ces réjouissances, place au quatuor de Belfort, The Skeletons Fall. Vous vous en doutez forcément, mais si cette formation n'avait pas partagé ce split avec Joey Jeremiah, je ne me serais peut être jamais intéressé à ce groupe. Comme quoi tout le monde peut se tromper. Car même si le chanteur a également tendance à s'égosiller un peu trop à mon goût (tout en proposant de larges parties vocales plus "mélodiques" et fédératrices assez intéressantes et parfois en français s'il vous plait), je retiendrais principalement la fougue et le traitement résolument rock 'n' roll des morceaux ! ça déboite, ça balance des riffs comme les aime, ça joue vite, ça joue fort, bref, ça claque. Dans un registre parfois proche de Zeke, Jr Ewing et consorts, The Skeletons Fall est une belle surprise pour votre serviteur. Ok, encore une fois, ça bourre, ça part dans tous les sens, mais ça swingue aussi ! Aussi et surtout. Ces garçons jouent à l'énergie, tout en apportant parfois des nuances à leurs compositions sans jamais perdre ces fils conducteurs que sont la puissance et ce putain de rock 'n' roll qui nous rassemble tout ! L'ensemble est éclectique, diversifié, puissant, et sacrément jouissif !
Vous l'aurez certainement compris en lisant ces quelques lignes, ce split album est une réussite avec deux groupes qui enquillent des dates ensemble depuis quelques temps déjà. La rigueur et la puissance de Joey Jeremiah face à la folie et au groove électrique et éclectique de The Skeletons Fall, coup double, entente parfaite, jeu, set et match. C'est plié. Merci messieurs.
Joey Jeremiah / Chronique EP > Unexpected hate
Avis aux amateurs de sensations fortes, de rythmes rock 'n' roll et de chants psychopathes, Joey Jeremiah est pour vous ! Les six titres d'Unexpected hate dont il est question dans cette chronique risquent d'en satisfaire plus d'un. La mixture est simple, prenez une batterie survoltée, une guitare bien grasse, une basse bien lourde et une voix à la limite de la folie, secouez le tout, et vous obtiendrez une mixture bien digeste à s'en péter la panse. Le groupe, à travers ce premier EP sorti chez



