Jenny In Cage - The perfect side of nonsense En 2009 les Jenny In Cage délivraient une grosse dose de rock alternatif avec Solid liquid ether et déjà bien présents sur scène, on s'attendait à les voir grandir rapidement. Mais en 2010, leur chanteur Frank quittait l'aventure et aujourd'hui, on peut recommencer la biographie du combo car seul Pascal est rescapé de la formation d'origine. En 2011, Julien (chant) et Thomas (basse) prenaient place alors que Kevin (batteur) n'est arrivé que bien plus tard, José ayant joué quelque temps dans le groupe sans enregistrer avec lui. Bref, c'est un groupe à 75% différent qui se présente à nos oreilles avec The perfect side of nonsense. Encore enregistré chez Fred Duquesne (Bukowski, Mass hysteria, Watcha...), Jenny In Cage a conservé le soin du travail bien fait et présenté avec classe, l'artwork, le digipak et le graphisme en général sont dignes des plus grosses productions anglo-saxonnes.

A l'origine du projet, Pascal, le guitariste, a su gardé la ligne directrice en terme d'influence et de motivation : faire un rock qui va autant chercher à s'adoucir qu'à durcir son propos. La tonalité rock touche à tout fait toujours son petit effet et même si Julien sait se servir de sa voix, je préfère celle plus pure de Frank et c'est donc, pour moi, un Jenny In Cage moins accrocheur qui arrive dans mes oreilles. Il faut dire que sur certains passages ("Shade of memories"), Julien la joue un peu pleurnicheur à la Muse et vue mon allergie de type Bellamite aiguë, c'est pas ce qui me fera m'extasier... Ce parti pris de parfois déranger avec un chant "à part" et qui colle à des guitares nerveuses ("Just a toy boy") est assumé, la prise de risque est plus importante que par le passé, ça ne plaira pas à tout le monde mais ça permet de singulariser le combo. D'autant plus qu'il est capable de parties plus vénères bien envoyées ("God(s)", "One more day on Earth") qui ont de quoi rallier du monde et donnent des gages quant à la capacité de faire chauffer une salle. Quelques titres "intermédiaires" dans l'engagement, les distorsions et le rythme sont également assez agréables et font de cet opus une suite qui tient la route.