jellyfish.jpg Maxi 4 titres autoproduit, Shouting to no one ne s'accompagne évidemment pas, lors de son écoute, de tout ce qui fait la particularité des concerts de Jellyfish (voir biographie), la perception du travail du groupe pouvant donc être un peu différente de celle que l'on peut avoir en découvrant le quintet sur scène. Ceci étant précisé, la premier adjectif qui vient à l'esprit à l'écoute de "Alive", c'est "old-school" au niveau du chant et "puissant" du point de vue des instrumentations. Et pour le coup, c'est assez surprenant la première fois, car plutôt éloigné des références citées dans la biographie du groupe. La suite l'est moins (éloignée).
Effectivement, certaines lignes de guitares de "Newlyweds headbanging club" ou "Comedown" peuvent évoquer par instants le travail de Radiohead, mais force est de constater que dans l'ensemble, les références sont loin d'être évidentes, mais c'est sans doute un mieux, trop de groupes ayant déjà usé jusqu'à la corde le concept du "Tool-like" pour épater la galerie. Jellyfish sonnant de toutes les façons assez rock, voir un peu pop à certains moments, les comparaisons peuvent être rangées au placard, la musique du groupe se révèle assez personnelle, travaillées, mais également parfois un peu somnolente.
Comprenez par là qu'il faut être bien réveillé pour tout suivre à moins de piquer du nez dès la fin du second titre. Et si l'organique et tentaculaire "Neuronal", qui boucle cet EP, est par bien des égards plus fascinant et envoûtant que ses prédécesseurs, certains auront sans doute déjà perdu le fil avant d'arriver jusque là. Et ce serait dommage tant cet ultime morceau captive les sens par ses crescendo très post-rock et ses sonorités atmosphériques. Un dernier morceau particulièrement réussi qui met un point final à un maxi à moitié convaincant, tant on se doute fort qu'en live, la musique de la pieuvre Jellyfish prend un tout autre sens.