rock Rock > IT IT ANITA

IT IT ANITA / Chronique LP > Laurent

It It Anita - Laurent Laurent n'est surement pas l'album de l'année, quoiqu'en toute objectivité (terme qui n'a pas vraiment de valeur en journalisme, soit dit en passant), il aurait pu facilement s'y placer. En effet, ce nouveau disque des très bons Belges It It Anita passe comme une lettre à la Poste, ce rock qui brasse plusieurs univers bien connu chez nous et que l'on apprécie fortement (indie-rock, post-rock, noise-rock, alterno-90's) s'avale facilement et se digère instantanément. Tout simplement parce qu'on bouffe aussi pas mal à ce râtelier et que la musique d'It It Anita reste ancrée dans des classiques de genres. Ils sont très loin d'être les seuls, et si la réussite de ce disque se trouve indiscutablement dans la qualité d'écriture et sa production (les enregistrements ont été assurés par Laurent qui est représenté sur la pochette, un bel hommage), il semble avoir été davantage conçu comme un avant-goût d'un live (là où le groupe excelle), plutôt que de se présenter comme une œuvre ambitieuse à l'écriture trop fouillée et moins directe. Par conséquent, il n'est pas certain que Laurent reste dans les annales (le temps le dira), en revanche, ses nouvelles chansons seront sans conteste des matières combustibles sur scène.

IT IT ANITA / Chronique EP > It it Anita

IT IT ANITA - It it Anita On n'est pas mécontent d'avoir de nouveau des news d'Honest House, label belge dénicheur de groupes... belges qui sortent en général du lot (Taïfun, Volt Voice, Frank Shinobi...). Avec It It Anita, quatre liégeois qui ont bien biberonnés aux années 90 (Sonic Youth, Pavement, Chokebore...), la donne reste sensiblement la même avec pour résultat un EP qui ne manque pas d'arguments, à l'instar de la lionne (bonjour madame...) de la pochette.

Dès le premier round sobrement nommé "G round", c'est toute guitare dehors que les It It Anita entame les hostilités : le titre est classique mais suffisamment enivrant, à la frontière entre le Mogwai de Mr. Beast et la jeunesse sonique, pour titiller la zone érogène de l'auditeur. Le second titre, "Tacoma", démarre là aussi sur les chapeaux de roues, un chant hargneux fait son apparition, le groupe prend le temps de développer des ambiances, les sacro-saintes alternances "je suis calme/je suis colère" sont d'autant plus percutantes. Le dernier titre, "Lightning bolt and man hands", une cover d'Hymie's Basement (projet du mec de Why?, Alopecia, tu connais ? ), est là aussi une réussite. Les It It Anita la transforment en un long périple sadcore qui renvoie au spleen léthargique d'un Chokebore. Bref, la reprise était pas forcément évidente, les It It Anita l'ont torché finger in ze nose. Excellente pioche que cet EP qui a fait du bien à mes oreilles de trentenaire nostalgeek et qui devrait également faire plaisir aux tiennes, même si t'es manifestement plus jeune. Et on peut même ressentir une pointe de, ô influence casse-gueule, Nirvana dans le ventre (pas mou) de l'EP. Et (bis) non, le numéro de la lionne ne figure pas au dos de la pochette. Sorry.