Io Monade Stanca - Three angles Après une sortie via Africantape (Marvin, Ventura, Electric Electric, Powerdove...) pour The impossible story of Bubu, c'est une pelleté de labels qui unissent leurs moyens pour sortir Three angles de Io Monade Stanca, parmi lesquels les omniprésents A tant rêver du roi (Vélooo, Semi Playback, Mr.Protector...) et Whosbrain records (Joe4, The Glad Husbands, Adolina...).

Mais finalement, la problématique avec Io Monade Stanca reste toujours la même, il faut s'accrocher durant les premières écoutes pour que les suivantes soient savoureuses. Les moments catchy aident l'auditeur à persévérer et le sentiment d'overdose d'idées qui est assez présent se dissipe peu à peu. L'hyper-singularité de Io Monade Stanca réside toujours autant dans cette musique foncièrement hybride alliant noise, math-rock, jazz-rock mais aussi dans ce chant qui invoque cris, onomatopées et autres bizarreries vocales. D'ailleurs, ce chant fait irruption dès le premier titre, "Birichino sarai tu", sur l'un des morceaux les plus pesants de l'album. La suite se place bien évidemment sous le signe de la surprise perpétuelle, des plans chiadés et difficile dans la compréhension se succèdent à des passages nettement plus accrocheurs. Les titres sont globalement plus courts que sur The impossible story of Bubu, aidant là encore, l'auditeur dans cet effort d'écoutes car tu l'as compris, il s'agit là d'un disque exigeant et ambitieux. Reste qu'avec quelques semaines dans les bottes, Three angles devient un album passionnant à suivre, le talent de ces mecs-là est parfaitement évident lorsqu'il s'agit de composer des morceaux cyclothymiques en diable avec un sens de la nuance et des couleurs parfaitement infaillible.

Au final, même si on a beaucoup apprécié ce disque, la plus belle incarnation de Io Monade Stanca, ça reste le live où le groupe s'avère particulièrement captivant. Et en plus, ils sont drôles mais avec de pareil nom de morceaux ("Ma grand-mère est méchante"), tu devais t'en douter un peu.