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Biographie > L'après-Refused est une conspiration sonore

The (International) Noise Conspiracy - Promo 1998 : les suédois de Refused mettent fin à leurs activités après l'excellent The shape of punk to come. Le chanteur Dennis Lyxzén, motivé pour reformer un nouveau projet et l'utiliser pour ses messages politiques, s'associe au guitariste Lars Strömberg. Ce dernier joue, alors, dans le groupe punk Separation. Après que les deux se soient mis à la recherche d'un bassiste (Inge Johansson de Female Anchor of Sade), d'une guitariste et d'un batteur (Sara Almgren et Ludwig Dahlberg du groupe Saidwas), The (International) Noise Conspiracy voit le jour à Umeå à la fin de cette même année. La formation propose un condensé de rock garage, de rock n'roll, de soul et de punk. Ce groupe, dont la vocation est de combattre par une résistance active la culture capitaliste, entre en studio en 1999 pour enregistrer 12 titres qui se retrouveront à la fois dans des EPs et sur leur premier album intitulé The first conspiracy. Dans le même temps, les membres de T(I)NC sont occupés avec leurs autres groupes respectifs. Ainsi, Lyxzén fit paraître un album, intitulé Songs in the key of resistance et un EP-titre pour son groupe Lost Patrol et le bassiste produit un album avec Female anchor of sade. En avril 2000 le deuxième album, Survival sickness, enregistré par Jari Haapalainen (The Concretes, Ed Harcourt), sort chez chez Burning Heart. Le groupe part alors en tournée dans toute l'Europe en compagnie notamment de The Hives, At the Drive-In et Danko Jones et leur clip commencent à être diffusé en télévision. C'est dans le même studio que l'album précèdent, que The (International) Noise Conspiracy accouche en 2001 de leur troisième album : A new morning, changing weather. Ce dernier fait référence à une chanson de Bob Dylan sur la passion de la résistance. Le groupe tourne, enregistre quelques EP's (Capitalism stole my virginity, Bigger cages, longer chain.) puis Sara part. Amputé de leur guitariste, Armed love paraît en 2004. Le dernier album The cross of my calling, produit par Rick Rubin est sorti en novembre 2008. Il a été conçu dans le fameux Sunset Sound Studio, qui a notamment vu naître les deux premiers albums des Doors.

The (International) Noise Conspiracy / Chronique LP > A new morning, changing weather

The (International) Noise Conspiracy - A new morning Qu'on se le dise, avant d'être une musique à consonance rock, et qui plus est agréable à écouter, The (International) Noise Conspiracy est un support politique pour communiquer, entres autres, des idées anti-capitalistes. Se rêvant d'être à la croisée d'Elvis Presley et Che Guevara (qui selon le chanteur-compositeur américain Phil Ochs, serait "la formule rock parfaite"), les suédois combattent l'idée même que la musique soit un spectacle à part entière. Alors, dit comme ça, on en viendrait presque à ne s'intéresser qu'aux messages véhiculés par le groupe. Il serait bien dommage de se passer du "contenant", cet indie-rock tantôt garage punk, tantôt sixties, d'une variété assez rafraîchissante et surprenante. Prenez l'exemple de la très rétro rock-soul "Bigger cages, longer chains", avec son saxophone et son rythme saccadé, qui accéléré ferait presque penser à un rythme jungle.
Ce combo n'est pas très loin de leurs compatriotes de The Hives avec "Dead language of love" qui en live doit faire très mal. En parlant de live, cet "A new morning, changing weather" est parfaitement tailler pour. Tel un meeting politique devant des sympathisants (les membres sont habillés à l'identique sur scène), chaque chanson de T(I)NC serait un paragraphe d'un texte de discours. Sauf que là, au lieu d'être sagement assis sur vos sièges, vous swingerez sur "New empire blues" ou vous balancerez votre tête sur l'hymne "Capitalism stole my virginity". Vous l'aurez compris, Refused et bel et bien fini. Pas une miette est laissée à ceux qui regrettent l'ancien groupe de Dennis Lyxzen. Il s'agit ici d'une autre entité, d'une autre époque, d'un autre son, d'une autre intensité. En tout cas, avec ce troisième album "made in Sweden" réussi, ces suédois n'ont rien à envier aux formations anglo-saxonnes. La conspiration sonore anti-mondialiste est définitivement internationale.