The (International) Noise Conspiracy - A new morning Qu'on se le dise, avant d'être une musique à consonance rock, et qui plus est agréable à écouter, The (International) Noise Conspiracy est un support politique pour communiquer, entres autres, des idées anti-capitalistes. Se rêvant d'être à la croisée d'Elvis Presley et Che Guevara (qui selon le chanteur-compositeur américain Phil Ochs, serait "la formule rock parfaite"), les suédois combattent l'idée même que la musique soit un spectacle à part entière. Alors, dit comme ça, on en viendrait presque à ne s'intéresser qu'aux messages véhiculés par le groupe. Il serait bien dommage de se passer du "contenant", cet indie-rock tantôt garage punk, tantôt sixties, d'une variété assez rafraîchissante et surprenante. Prenez l'exemple de la très rétro rock-soul "Bigger cages, longer chains", avec son saxophone et son rythme saccadé, qui accéléré ferait presque penser à un rythme jungle.
Ce combo n'est pas très loin de leurs compatriotes de The Hives avec "Dead language of love" qui en live doit faire très mal. En parlant de live, cet "A new morning, changing weather" est parfaitement tailler pour. Tel un meeting politique devant des sympathisants (les membres sont habillés à l'identique sur scène), chaque chanson de T(I)NC serait un paragraphe d'un texte de discours. Sauf que là, au lieu d'être sagement assis sur vos sièges, vous swingerez sur "New empire blues" ou vous balancerez votre tête sur l'hymne "Capitalism stole my virginity". Vous l'aurez compris, Refused et bel et bien fini. Pas une miette est laissée à ceux qui regrettent l'ancien groupe de Dennis Lyxzen. Il s'agit ici d'une autre entité, d'une autre époque, d'un autre son, d'une autre intensité. En tout cas, avec ce troisième album "made in Sweden" réussi, ces suédois n'ont rien à envier aux formations anglo-saxonnes. La conspiration sonore anti-mondialiste est définitivement internationale.