Incubus - If Not Now, When? Très drôle, c'est les vacances alors pour fêter ça les rigolos chargés de la promo du nouvel album d'Incubus ont inversé les cds et ont mis les démos du vainqueur d'X-Factor s'enregistrant dans sa salle de bain à la place du vrai nouvel album de Brandon et sa troupe... Ah merde, non, c'est le vrai. Bon ben voilà, vous allez encore dire "rhoo il est méchant... blabla", oui d'accord. M'enfin là quand même... En plus on a fait un effort, vu le palmarès du groupe : "If not now, when?", "Promises, promises", "Friends and lovers" et "Thieves", on a donc laissé passer quatre titres pour en ressortir avec l'envie de nous ouvrir le crâne pour oublier tout ça. Et pourtant on est plutôt préparé à ces choses-là à la base : Muse, Army of Anyone, Results May Vary de Limp Bizkit, le dernier Velvet Revolver (rhoo ça va...), n'importe quel enregistrement d'Empyr, les purges intergalactiques, ça va, ça nous connaît. Mais à ce point, fallait oser. Eux ils ont osé.

Une collection de bluettes adolescentes lestées de quelques litres de guimauves, un Brandon qui en fait des tonnes ("Isadore"), des guitares aux abonnées absentes (le très mal nommé "The original" > ironie cruelle pour le groupe), c'est mou comme jamais à tel point que l'on pourrait presque s'endormir. Sauf que non, parce qu'à force de subir, ça démange de prendre les enceintes et de les balancer par la fenêtre. Réaction primaire, épidermique certes, mais potentiellement justifiable. Forcément, difficile de s'endormir énervé. Surtout si on repense à ce qu'était le groupe il y a quelques années. "C'est toujours un plaisir de parler d'Incubus" disait un illustre confrère il y a bientôt dix ans, faut dire que c'était avant, quand le groupe pondait un Morning view. Maintenant on a droit à If not now, when? et des titres du calibre de "Switchblade" ou "Defiance". Ouais bah c'était mieux avant hein.

L'album tourne en boucle (déjà rien que ça est un supplice en soit) et nous on se demande ce qui a bien pu passer par la tête des membres du groupe pour commettre un truc pareil. Incubus merde, là c'est à croire que tout fout le camp dans une industrie du disque qui marche décidément sur la tête. Bon d'accord tout n'est pas à jeter, quelques titres s'en sortant un peu moins mal que d'autres (une moitié "In the company of wolves", l'autre moitié, n'importe laquelle au point où on en est, d'"Adolescents") et... euh, ah ben c'est tout. Autant dire que sur quelques onze titres, oui, ils nous ont épargné les "chutes de studio" histoire de ne pas être complètement ridicules... encore que là ce soit déjà limite. Navrant de quasi bout en bout, If not now when? atteint sans forcer son talent (ah ça pour pas forcer, ils ne se sont pas foulés...) le statut de bide artistique de l'année. Bravo et pas merci, on peut désormais débrancher également Incubus afin de ne plus jamais à subir ça. R.I.P.

PS : par contre la pochette est plutôt pas mal. Oui, on se raccroche à ce que l'on peut.