hypnos69_promise_of_a_new_moon.jpg Un bon gros riff de gratte qui dépoussière les cages à miel, la batterie qui claque au beau milieu du désert, le chant qui se fait furieusement cool et un groove terriblement excitant, dès le première titre Hypnos 69 met son Promise of a new moon sur orbite sans coup férir et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Il suffit d'un seul "Vertigo" pour nous convaincre que le trio belge est du genre à nous mettre une grosse claque. Petit souci, le groupe a apparemment décidé de varier les plats et semble s'être quelque peu égaré dans les ingrédients avec au menu une ballade poussive au mélodies pop faiblardes ("Paralyse") ou une petite ode psychédélique clichée à souhait ("The devil knows my name"). D'autant qu'en terme d'atmosphères, ce n'est pas vraiment captivant. Pas encore de quoi emballer le myocarde. Non, là où Hypnos 69 excelle, c'est dans le gros déballage de riffs solidement outillés où les belges s'en donnent à coeur joie. Du pur stoner classieux, fiévreux, mais inspiré, et à haute teneur énergétique qui fait des ravages sur "Burning ambition". Un must. Harangue rock'n rollesque, instrumentations blindées par quelques soli de gratte bien typés 70's, un petit côté funky qui dérouille les articulations et des courtes plages aux ambiances narcotiques savamment distillée, le trio s'offre quelques moments de pur stoner rock inspiré et catchy. Entre les pulsions électriques d'un groupe qui parvient à livrer quelques titres brûlants et hypnotiques à souhait ("Dragondance") et des accents plus old-school typés 60's ("Cradle rock"), entre les morceaux burnés et les ballades plus molassonnes, Hypnos 69 a assurément les moyens de faire mieux que nous proposer les mielleux "These are dreams" et "The kaleidoscope voyager" en dessert. Et il le prouve en partie sur ce Promise of a new moon, même s'il a encore un peu de mal à trouver sa voie. Inégal.