rock Rock > The Hyènes

The Hyènes / Chronique LP > Mag #44

Mag #44 : The Hyenes Il faut se mettre au vert ! C'est ce qu'on fait en dégustant la Verdure de The Hyènes et en leur donnant la parole dans ce numéro. On la donne également aux Everything Everything, à Vertige, aux Zoé, à La Phaze, on sort de l'ombre Carl de LX Management, on ne laisse que peu de choix à Olivier qui doit jongler entre Mister Godson Will Be The Last One To Survive et Bobby Singer et enfin on fête l'anniversaire de Silmarils avec eux. Côté articles, en plus des groupes précités, tu peux découvrir de nouveaux venus dans le terrier comme Noiss, Quietus, Maine In Havana, Marty Went Back, Clavicule, Joe La Truite, Mounika., L.A. Salami, Reverse Winchester, Matt Costa, Emily Barker, Despite The End, Spook the Horses, Bill Condor, Kids Against Crosses vs François Freygolo, Tisiphone, Slumb, The K., Arlo McKinley, Raincheck... mais aussi lire comment ont évolué des habitués comme Bury Tomorrow, Trank ou Watertank. En bonus, on a une nouvelle rubrique, à toi de feuilleter le mag pour la trouver !

[fr] Mag #44: pdf (55 hits)External ]

The Hyènes / Chronique EP > Ça s'arrête jamais

The Hyènes - ça s'arrête jamais En 96, Bernie Noël plantait dans le décors une phrase pour toujours : "Etre ami avec une hyène souvent c'est plus important que d'être ami avec des vrai amis". 10 ans plus tard, Albert Dupontel réalise le film "Enfermés dehors". Pour la B.O, il se tourne vers Jean-Paul Roy, Denis Barthe (tout deux ex-Noir Désir) et Vincent Bosler (The Very Small Orchestra). Inspiré par le personnage de Bernie, la formation prend le nom de The Hyènes.

Suite à cette première aventure, Olivier Mathios (Ten Cuidado, Mountain Men) rejoint le groupe pour apporter sa basse. 2009 et 2012 voit respectivement la sortie d'un album éponyme et de Peace and loud. Dans une autre démarche artistique, The Hyènes réalise ensuite une tournée BD concert "Au vent mauvais" en collaboration avec le dessinateur Thierry Murat et l'auteur Rascal. Cette année, c'est le chemin des studios qui titille à nouveau les rockers. Jean-Paul Roy quitte le navire et trouve un remplaçant en la personne de Luc Robène (Strychnine, Arno Futur). Lancé sur un Tour de Chauffe pour ravir un public en attente, The Hyènes propose en guise d'amuse gueule l'EP Ça s'arrête jamais.

The Hyènes, ça se prend pas la tête. C'est brut, c'est cash et sans fioritures. Côté textes, c'est pas du Baudelaire et c'est bien sûr l'effet recherché. "Plus Dark que Vador" cultive plutôt l'art du décalé sur un rock sombre taillé pour le live. Le titre "Ça s'arrête jamais" est dans la même veine. Les paroles témoignent d'une vie oppressante et sans issue "On voudrait que ça cesse, on s'rait même prêt à crever pour le temps d'une journée". Un état d'esprit punk souligné avec une reprise de The Damned sur le titre "Neat neat neat" (1977 - Damned Damned Damned). Puis, c'est au tour de Jean-Louis Murat de fournir une de ses compositions. En effet, The Hyènes ponctuent sur "Suicidez le peuple est mort" (1981) qui semble être le triste reflet de la société ou peut être le gros titre d'un journal fataliste. Dans sa tradition la plus stricte, le quatuor rock fait un enregistrement qui sert le n'importe quoi sur un son classique et sans prétention. C'est cette essence qui fait du bien. The Hyènes a prévu des surprises à venir dans les quinze prochains mois. Voilà, Ça s'arrête jamais.

The Hyènes / Chronique LP > Peace and loud

the Hyenes - Peace and loud
Sur le papier, The Hyènes a de quoi séduire (sauf Aurelio qui n'a jamais été sensible aux baffes sonores de la bande à Bertrand C.) : deux Noir Désir (Denis et Jean-Paul) aidés de deux potes (venus de Ten Cuidado ou de Spooky Jam) pour la zik, Ted Niceley (Fugazi, Girls Against Boys) à la prod' et Athome pour emballer le tout. A l'écoute, on déchante et on se retrouve un samedi soir dans un rade de seconde zone où un groupe punk rock garage joue devant 2-3 membres de leur famille, 3-4 potes qui n'ont pas trouvé d'excuse valable et 4-5 piliers de comptoir qui en ont une pour boire un coup de plus. Que la musique sonne old-school, pourquoi pas, les rythmes et les riffs sont corrects même si très loin d'être transcendants, mais le chant et surtout les textes sont d'une pauvreté navrante. Il y a un peu d'humour (le clin d'œil "Dead Pompidou'z"), un peu de travail ("Bougez-vous") et donc beaucoup de titres qu'il devrait être interdit de jouer hors des bars ("Die Deutschen" ou "On dormira quand on sera mort" rivalisent d'affligeance). Finalement, le groupe ne s'en sort que quand il s'exprime en anglais, ça n'atteint pas les sommets mais au moins sur "Black B" ou "R le roadie", on n'a pas trop honte de les écouter.