the Hyenes - Peace and loud
Sur le papier, The Hyènes a de quoi séduire (sauf Aurelio qui n'a jamais été sensible aux baffes sonores de la bande à Bertrand C.) : deux Noir Désir (Denis et Jean-Paul) aidés de deux potes (venus de Ten Cuidado ou de Spooky Jam) pour la zik, Ted Niceley (Fugazi, Girls Against Boys) à la prod' et Athome pour emballer le tout. A l'écoute, on déchante et on se retrouve un samedi soir dans un rade de seconde zone où un groupe punk rock garage joue devant 2-3 membres de leur famille, 3-4 potes qui n'ont pas trouvé d'excuse valable et 4-5 piliers de comptoir qui en ont une pour boire un coup de plus. Que la musique sonne old-school, pourquoi pas, les rythmes et les riffs sont corrects même si très loin d'être transcendants, mais le chant et surtout les textes sont d'une pauvreté navrante. Il y a un peu d'humour (le clin d'œil "Dead Pompidou'z"), un peu de travail ("Bougez-vous") et donc beaucoup de titres qu'il devrait être interdit de jouer hors des bars ("Die Deutschen" ou "On dormira quand on sera mort" rivalisent d'affligeance). Finalement, le groupe ne s'en sort que quand il s'exprime en anglais, ça n'atteint pas les sommets mais au moins sur "Black B" ou "R le roadie", on n'a pas trop honte de les écouter.