Bien le bonjour, Guillaume Circus ! C'est (déjà) la rentrée, et y'a pas à tortiller, les affaires reprennent. Enfin, il faut quand même reconnaître que pour la team HuGui(Gui), ça ne s'arrête jamais. Ça bosse même plutôt dur pendant la période estivale, entre la rédaction d'un article bonus exclusivement dédié au fanzine papier (et donc que nos chers lecteurs du W-Fenec ne retrouveront pas dans notre mag en ligne) et, surtout, la mise en page et l'impression du recueil de nos aventures pour cette saison 2 qui vient de se terminer. Et pour le coup, je voudrais te rendre hommage. Oui, toi, Guillaume Circus, tu as fait un boulot admirable. Oui, vraiment. À tel point que certains graphistes "dans la place" commencent à blêmir devant le rendu de ce nouveau fanzine et s'inquiètent pour leur avenir avec l'arrivée sur le marché d'un sérieux concurrent. En plus d'une couverture impeccable (encore merci Dan !), la mise en page est vraiment chouette et le rendu sur papier l'est tout autant. J'ai vraiment l'impression que tu as pris du plaisir à "créer" ce nouveau monstre, et je vais en remettre une couche en te félicitant une nouvelle fois !

Mais je vais arrêter de te passer de la pommade dans le dos (ça doit quand même faire du bien, et laisser ta chère et tendre s'occuper de ça, je ne veux pas d'histoire, hein ?) et je vais juste préciser à nos lecteurs que le zine est dispo (modalités par échanges de mails sur nos adresses respectives) et sur certaines distro de groupes qu'on aime tant. Not Scientists dispose d'un petit stock, et on va faire en sorte que le fanzine circule le plus possible. Passons à autre chose, et notamment à l'ouverture de la saison 3.

Encore une fois, j'ai l'impression qu'on est un peu à la bourre pour rendre nos articles au Grand Chef Oli, mais en même temps, on a eu un emploi du temps bien chargé, n'est-ce-pas ? Du coup, la transition est parfaite pour te présenter mon tuyau du moment, qui est PILE dans l'actualité car le groupe est en tournée en Europe et joue son premier concert français au moment même où je rédige ces lignes. Ce tuyau, c'est Schedule 1.

Si tu as bonne mémoire (remember le numéro 55), je te faisais part d'un trajet en van avec les Burning Heads tout à fait enrichissant, au cours duquel ce cher Fra (chant) m'a refilé des tuyaux de haute qualité. Pour paraphraser mon article de l'époque :

« Et voilà que notre homme me sort deux noms : Bottlekids et un autre. L'autre, il est possible que je t'en reparle un jour. »

Schedule 1 - EP Ce jour est donc arrivé. Et l'autre, c'est donc Schedule 1. Si mes souvenirs sont bons (il faut dire que ma mémoire me joue de plus en plus de tours), c'est plus exactement ce bon Thomoï (batterie) qui est à l'origine de la diffusion de la bonne parole. Lors d'un concert aux États-Unis en 2022, son groupe de toujours Komintern Sect a partagé l'affiche avec Schedule 1 de Vancouver/Toronto. Certain du fait que le groupe plairait à Fra, Thomoï lui a ramené un tee-shirt que le chanteur porte fièrement. Ça tient à peu de choses quand même, ces tuyaux ! Schedule 1 est composé de quatre types jouant dans divers groupes tels que Bishops Green, Dead Cells, Candy et Systematik (ça, c'est pour aller choper les fondations, histoire d'avoir une base bien solide) et qui ont profité à leur manière des périodes de COVID pour lancer ce nouveau projet. Pratiquant un post/cold punk avec de grandes rasades de sonorités synthétiques, de plans new wave et de rythmes entraînants, Schedule 1 a sorti son premier EP début 2022 composé de six titres qu'on peut même qualifier de tubes. Rien de moins. Tu m'arrêteras si je me trompe, mais ce style (qui a le vent en poupe en ce moment, il faut bien le reconnaître) ne t'est pas très familier. Mais je suis persuadé (et là aussi, je peux me tromper) que tu vas aimer Schedule 1. Tout d'abord parce que les morceaux sont dynamiques ("Show your children" qui ouvre le disque est une bombe) et ultra mélodiques (tu ne pourras pas résister à "Paint it red"). La voix est envoûtante (pour ne pas dire troublante), la basse est hyper active, les guitares mélodieuses et rageuses, et... j'adore, tout simplement. Tu vas aussi adorer cette alchimie créée par Schedule 1 qui transpire la sincérité et la passion (qualités indispensables, tu ne trouves pas ?). Si tu comptes sur moi pour te filer deux ou trois influences du groupe, il va falloir que tu te débrouilles tout seul comme un grand, car je n'ai pas beaucoup de recul de ce côté-là. Mais qu'importe, Schedule 1 et son premier EP du même nom se suffisent à eux-mêmes pour breveter illico ce tuyau sans défaut de fabrication. Bref (il te passe le bonjour d'ailleurs !), ces quatre garçons ont réalisé un disque de grande classe et j'enrage encore de ne pouvoir profiter d'un des concerts de la tournée française qui passe par Tours, Montpellier, Lyon, Dijon (un jeudi putain !) et Paris. Pour l'anecdote, j'ai branché le tourneur cet été (quand j'ai eu vent par Wattie de Lion's Law que ça tournait dans l'Hexagone) pour trouver un plan à Nancy, mais ma piste du moment s'est révélée infructueuse et je n'ai pas pu creuser d'avantage, ayant alors à ce moment-là besoin de couper de mon quotidien. Mais je n'ai pas de regrets car d'une part, le groupe a réussi à trouver des dates tous les jours dans un routing pas trop déconnant, et surtout, j'ai énormément de chances que des camarades/potes/amis illuminent mes journées/soirées/nuits avec de telles découvertes. Bon écoute mon pote, j'ai hâte de savoir ce que tu en penses ! Ah, au fait, j'ai évoqué Bottlekids au début de ce papier. Le groupe va faire un weekend en France (Périgueux, Montreuil et Boulogne sur Mer) en octobre prochain avec... Burning Heads ! Je te rappelle que tu es invité (au sens propre et au sens figuré) à te rendre à la date parisienne et je compte sur toi pour me raconter cette soirée qui s'annonce dantesque ! (GdC)


Aaaahhh, enfin des nouvelles de mon Gui de Champi préféré ! Bon, en même temps je n'en connais qu'un mais heureusement qu'il (tu) existe(s). Parce que, sinon, je n'aurais à priori jamais participé à l'aventure W-Fenec, ni à celle HuGui(Gui) et à ce titre, je n'aurais pas achevé un de mes buts dans la vie : sortir un fanzine. Chacun ses rêves, chacun son chemin. Je serais également passé à côté d'un paquet de bons groupes, sans oublier, bien sûr, l'aventure humaine, les chambrages... Bref (clin d'œil). Je sais que c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité mais permets-moi de te taquiner quand tu m'envoies ton papier et ton tuyau deux jours avant la deadline du mag. Alors que j'ai tout juste commencé à attaquer une chronique (et la moitié de la retranscription d'une interview... réalisée en juin !) sur l'ensemble des trucs que je me suis engagé à rédiger. Hum hum... Désolé Grand Chef Oli !

Mais c'est vrai que la conception du zine pour la deuxième saison de nos tuyaux m'a bien accaparé. Je t'accorde néanmoins le fait que je me suis sacrément amusé à le mettre en page, découvrant des nouvelles fonctionnalités du logiciel Scribus et bidouillant même des encarts de réclames pour d'autres. Que les infographistes dorment tranquille sur leurs deux oreilles, je m'arrache encore bien les cheveux (j'en ai, je peux) et passe des heures sur des choses qui se font normalement aisément le temps d'un album de punk-rock (30 minutes, quoi). Je suis en tout cas bien satisfait du rendu final, hormis la vilaine coquille qui m'a échappé, sur la seule partie que j'ai tapée direct sans passer par Word. Et sans bien sûr imprimer pour relecture papier, à genre 23h, histoire de valider dans la foulée et envoyer le pdf à l'impression, trop excité et impatient que j'étais. Quand je m'en suis rendu compte, ou plutôt quand ma mère (qui, par le hasard du calendrier, s'est retrouvée une des premières lectrices) m'a dit : « J'ai vu une petite faute, sur la première page en plus ! », j'étais bien bien dég en bon grammar nazi que je suis. Est-ce que l'idée de refaire une commande chez Script Laser m'a traversé l'esprit ? La réponse est oui. Et puis au final, je me contente bon gré mal gré de corriger chaque numéro avec un petit trait au stylo noir. Tu peux faire de même sur les tiens, s'il te plaît ? Merci. Et merci d'être toi aussi autant enthousiaste sur ce nouveau zine. J'espère que celui-ci également circulera comme on le souhaite et permettra aux lecteurs-ices de chouettes découvertes. Ça a toujours été le but et si les gens ne connaissent aucun des groupes du sommaire, j'ai envie de dire, tant mieux.

D'autant plus quand on attaque la saison 3 avec un tuyau pareil. Schedule 1 ! J'ai commencé à voir le nom tourner dans mon fil Facebook il y a quelques jours, au détour de publications, discussions et ça s'est vraiment emballé avec leurs toutes récentes dates françaises (septembre 2023). J'ai ouïe dire qu'il n'y avait pas eu foule à Montpellier. Arf. En même temps, la promo avait été assez inexistante. On a chacun nos automatismes, tu lances toi Deezer, et moi Bandcamp et je constate qu'ils n'ont en effet qu'un seul disque, cet EP sorti en février. Comme toi, je succombe direct au premier morceau "Show your children". Une base punk-rock, des guitares un peu froides, un chant mélancolique, détrompe-toi camarade, ça fait plusieurs années que je suis cette "nouvelle" scène, mais surtout les groupes français il est vrai. J'avais d'ailleurs fait une playlist spéciale pour le site J'écoute Sardou dans le noir à l'automne 2021, à base de Syndrome 81 (de Brest et album de l'année en 2022 !), Kronstadt (Lille), Demain (Rennes), Litovsk (Brest), Rancœur (Nancy) et dans une moindre mesure, mes chouchous Zone Infinie (Lyon), multi-chroniqués pour le W-Fenec. Sans prendre le temps de m'ouvrir à l'international (c'est la luuutteuh finale) mais c'est désormais chose faite grâce à toi et Schedule 1. L'EP vient de tourner 3-4 fois pendant que je rédigeais ces lignes et je n'ai pas vu le temps passer. Pas besoin donc de SAV pour ce tuyau, c'est du costaud ! C'est marrant, j'ai sorti le nez de mon écran à chaque fois aux deux mêmes moments. Le début de "Show your children" qui ouvre le disque et n'augure que du bon, et le petit riff trop cool à 1min40 de "Paint it red". Je suis fan !
Je ne connais pas les groupes dans lesquels jouaient avant ces Canadiens, à part Bishops Green (que j'affiliais vaguement à la scène street/punk/oi!) mais ils ont bien fait de se réunir. Schedule 1 est donc complètement validé et j'ai déjà envie d'entendre la suite de leurs aventures discographiques.

Church Girls - Still blooms De mon côté, je lance les hostilités avec Church Girls de Philadelphie. Dans mes souvenirs, je suis tombé pendant le premier confinement sur un post FB sponsorisé annonçant la sortie de leur album The haunt (février 2020). Je devais être une cible marketing privilégiée, ou alors était-ce parce que je cherchais des idées de thématiques pour les playlists J'écoute Sardou dans le noir, mentionné précédemment. J'avais commencé à référencer Petrol Girls, Muncie Girls, (Spice Girls ?), Girls in Hawaï, Girls Against Boys... Ces derniers ayant aussi leur place dans une playlist « Boys just wanna have fun » du même acabit. Bref, ce projet a comme beaucoup d'autres avorté mais la curiosité qui m'avait poussé à lancer le Bandcamp de Church Girls s'est, elle, avérée fort fructueuse. "Nothing", le premier titre défonce d'entrée. J'aime tout dedans : sa patate, son efficacité, son intensité, qui s'exprime notamment dans la voix de la guitariste/chanteuse Marie Beaumont, parfois rageuse, parfois plus langoureuse/plaintive (emo ?), les mélodies, les nombreux petits tricks de guitare... Les morceaux qui suivent sont (presque) du même niveau. Indie-rock, punk-rock, power-pop ? Whatever, on est dans ce crédo et je ne sais pas si tu me suivras mais sans jouer trop dans la facilité, je trouve que ça se rapproche parfois de New Pagans, ton tout tout premier tuyau, même si je concède que la chanteuse Irlandaise est encore plus ensorceleuse.
Les deux derniers morceaux sont un peu en deçà du reste mais il y a suffisamment de tubes entre "Nothing", "Could've been", "Better", "The haunt", "Regression", etc... pour que je sois revenu très souvent sur cet album et que j'ai gardé un œil attentif à ce groupe de Philly. Un an et demi après, il remettait le couvert avec l'album Still blooms (octobre 2021, avec une version UK/Europe chez tes/nos amis de Big Scary Monsters !), et nouvelle claque avec le titre d'ouverture : "Surface". Même qualité de composition, même tension, même album homogène, mêmes petits arpèges inspirés et tubes en veux-tu en voilà : "Surface" donc, "Separated", "Vacation", "Undone", "Basement" (un peu plus "facile" mais toujours hyper efficace également), "Vision"... Autant dire que je vais galérer pour ne choisir qu'une seule chanson pour la playlist HuGuiGui #3, héhé ! En réécoutant plus attentivement, je me sens quasi obligé de reciter la référence que je t'avais sortie pour parler de New Pagans, à savoir Pretty Girls Make Graves. Ah, tiens, un groupe que je n'aurais pas manqué de caler dans celle « Girls just wanna have fun », aux côtés de Church Girls.
À la base, je gardais ce tuyau bien au chaud pour le proposer également à l'un de nos futurs Guillaume invités pour un HuGui(Gui)(Gui) mais comme dans la probable "hiérarchie" (quel mot horrible) il ne va arriver que dans 2-3 saisons, je te le balance maintenant. En étant presque dans l'actu ! Church Girls vient de sortir un nouveau single, le très bon "Nightmare nights", et est en tournée UK avec le groupe Really Big Really Clever. Tu sais, le groupe formé sur les cendres de Gender Roles, dont on discutait dans l'épisode bonus papier fanzine ! Et il a un temps été prévu que cette tournée passe par Paris. Comment je le sais ? Parce que j'ai vu Church Girls l'année dernière au Fest, pour un concert trop cool au Vecino, chouette spot mais moins que celui où le groupe rejoue cette année pour mon plus grand plaisir, au Loosey's. Le matin, avant ledit concert du Fest, j'avais posté sur Insta une story (ouais, je suis grave à la page) avec les 3-4 groupes que j'étais le plus content d'aller voir, sur la vingtaine de prévus. V'là-t'y-pas que je recevais un gentil cœur et message de la chanteuse qui me répondait : « Awesome ! Our drummer is French :) ». Effectivement, le nom de Julien Varnier aurait pu attirer mon attention. Encore qu'elle, Marie Beaumont, n'est pas française... Bref, à la fin du concert, je suis donc allé tchatcher un peu avec le Julien, excellent gars ayant trouvé l'amour de l'autre côté de l'Atlantique et vivant désormais le rêve américain. On est toujours en contact et il m'a tuyauté sur cette éventuelle date française de Church Girls mais c'est malheureusement tombé à l'eau. En espérant que cela se concrétise à une autre occasion et que la France entière les réclame grâce à ce tuyau. Encore faut-il que tu partages mon enthousiasme et intérêt pour ce groupe. Alors, t'en dis quoi ? (GC)


Sacré Circus. Comment oses-tu te moquer de ma personne en ce qui concerne le fait de rendre mes articles à la bourre ? J'ai besoin de rétablir la vérité. Déjà, je ne t'ai pas envoyé mon tuyau à deux jours de la deadline, mais à quatre jours. LE DOUBLE !!! Sacrée nuance. Et comme tu attaques fort pour débuter cette nouvelle saison (qui s'annonce, malgré ce petit règlement de compte, vraiment réjouissante) de HuGui(Gui) les bons tuyaux, je me dois de rappeler que nous avons un pacte de non-agression en ce qui concerne les deadlines (et la qualité de nos photos de concerts aussi, même si tu assumes les deux sans problème). Bref (paf, c'est mérité), on n'attaque pas le temps qui passe trop vite et le flou des images. C'est bien compris ?

Maintenant que l'église est remise au centre du village (je ne pensais pas utiliser un jour cette expression dans un papier du W-Fenec) et que je me suis calmé (disons que je suis un peu tendu en ce moment et que j'ai tendance à démarrer Aucard de Tours), je ne peux que me réjouir de savoir que tu apprécies Schedule 1. Je n'avais pas conscience que tu t'intéressais à cette scène synthé wave, mais maintenant que tu me le dis (ou plutôt que tu me l'écris), c'est vrai que tu m'as déjà évoqué les réf frenchies que tu as citées. Moi qui pensais prendre un risque en te proposant ce tuyau d'outre Atlantique, je suis bien content d'avoir tapé dans le mille. À ce propos, j'ai opéré deux frappes chirurgicales entre le moment où je t'ai envoyé le début de cet article et l'instant même où je t'écris. D'une part, Alec de Bawlers Asso (sur bon relais de notre ami Fra) m'a chopé un skeud de Schedule 1 (pressage européen) lors du concert de Tours qu'il organisait le 18 septembre dernier. D'autre part, et alors que je te jalousais (et c'est rien de le dire) d'aller voir Bottlekids et les Burning en très proche banlieue de Paris, voilà que la date de Boulogne-sur-Mer susmentionnée a été annulée et que le plateau s'est rajouté au concert des Vulgaires Machins à Tours le 14 octobre prochain. J'ai saisi ma chance (et ma carte bleue) en chopant des billets de train pour assister à cette affiche extraordinaire (et je pèse mes mots). JC est chaud pour faire le voyage, et je crois savoir que tu as l'autorisation d'y aller également. Ça va être la fête du côté du Bateau Ivre. Mais revenons à nos moutons.

Quand j'ai lancé Church Girls dans mes nouvelles oreillettes bluetooth, et que j'ai entendu la voix de Marie, je ne te cache pas que je me suis dit : « Tiens tiens, Circus me propose un nouveau groupe avec une voix féminine ». Ce qui n'est pas pour me déplaire, je te l'accorde. J'ai complètement craqué sur The Beths, je suis tombé amoureux de Colleen Green, je n'ai toujours pas saisi la hype autour de Wet Leg. Quelle sensation va me procurer Church Girls ? J'aurais bien voulu garder le suspense un peu plus longtemps, mais le temps nous est compté (pour rendre notre papier à l'heure), alors je t'annonce que je ne vais pas faire valoir les dispositions de l'article L221-28 du code de la Consommation. Au contraire, j'approuve ce tuyau à 100 %. La pop punk de Church Girls est rafraîchissante à souhait, bien amenée et parfaitement huilée. J'enchaîne les écoutes de Still blooms (2021) et de The haunt (2020) avec beaucoup d'enthousiasme, même si je pense qu'un son un peu plus fat rendrait l'ensemble encore plus intéressant. Mais je chipote car on est loin du bricolage, et j'éprouve beaucoup de plaisir à enchaîner les tubes du dernier album en date que sont "Separated" (purée, ce refrain !), "August" (morceau aussi simple qu'efficace), "Basement" (mon préféré),... et bien d'autres. Le groupe maîtrise à la perfection les morceaux catchy et les titres plus apaisés, et il ne fait aucun doute que ce quatuor va squatter mon application de streaming un bon moment... et ma chaîne hi-fi aussi, car je viens de commander le compact disc ! L'apport de soupçons de cuivre rend l'ensemble irrésistible. Carrément irrésistible.

Je ne suis absolument pas surpris que le groupe soit dans le catalogue du génial label Big Scary Monsters, car il a beau être américain, je trouve qu'il a de belles sonorités anglaises. À vrai dire, je lui trouve quelques similitudes avec The Beths dans la qualité d'écriture et l'intensité émotionnelle. Par contre, étant attentif aux sorties du label d'Oxford, je ne comprends pas comment j'ai pu passer à côté de ce band. Je ne vois que deux explications : soit j'étais en bouclage pour le W-Fenec, soit un album des Wildhearts a dû sortir au même moment, accaparant toutes mes pensées. Après vérification, 21st century love songs du quatuor de Newcastle est sorti le 3 septembre 2021, et Still blooms le 8 octobre de la même année. Tout s'explique. Je vais en tout cas être plus attentif à ce qui se passe pour le quatuor de Philadelphie. J'en profite pour en remettre une louche à propos de "Nightmare nights", ce nouveau single sorti début septembre et qui, en plus de tabasser, bénéficie d'un son percutant qui fait mouche. On est clairement dans un registre plus incisif à la PUP, mais les refrains pop acidulés sont toujours là ! Si le prochain album part dans cette direction, on va être gâtés !! Par contre, tu pourrais me reprocher de ne pas évoquer les titres de The haunt, alors je vais en dire quelques mots car cet album comprend aussi quelques chansons qui trottent dans la tête (même si, encore une fois, le son me semble un poil plus léger) : "Could've been" (et son intro lo-fi), par exemple, est tout simplement excellent. "Twin hell fire" se démarque également et pourrait lui aussi être un morceau de The Beths, C'est un peu plus alambiqué que son successeur aux structures moins complexes mais ça reste aussi un chouette disque. Mais j'ai une nette préférence pour Still blooms et je suis certain que je vais adorer le suivant.

Church Girls rejoue au Fest cette année ? Ça doit être un gage de qualité d'être sur l'affiche deux ans de suite. J'espère juste que ça ne joue pas en même temps que NOT que tu m'as promis d'aller voir (tu serreras la louche de ma part à ce bon Davey Warsop en lui refilant un HuGui(Gui) #2 et pourquoi pas un W-Fenec #47 auquel il a brillamment participé). Je suis également tombé sur un flyer numérique de la tournée UK (avec Really Big Really Clever que je trouve très intéressant) qui a lieu actuellement (tout comme la tournée française de mon tuyau), et pour le coup, on peut dire qu'on est carrément dans l'actu, mon gars ! Ça permettra de faire passer l'envie à Oli de nous virer. En même temps, le mag n'aurait plus la même saveur sans cette géniale rubrique, alors on peut dire qu'on est protégés... mais on va éviter de trop tirer sur la corde, ok ? Je te remercie pour ce tuyau et j'ai hâte de poursuivre nos aventures ! (GdC)